Sylvia Tabet est peintre et auteur. Elle a notamment publié Je n'ai pas vu tes yeux (Hachette Littératures, 2001), L'Amour en partage, Plaidoyer pour la garde alternée (Hachette Littératures, 2003).
Les patientes
Par :Formats :
Disponible d'occasion :
Disponible dans votre compte client Decitre ou Furet du Nord dès validation de votre commande. Le format ePub est :
- Compatible avec une lecture sur My Vivlio (smartphone, tablette, ordinateur)
- Compatible avec une lecture sur liseuses Vivlio
- Pour les liseuses autres que Vivlio, vous devez utiliser le logiciel Adobe Digital Edition. Non compatible avec la lecture sur les liseuses Kindle, Remarkable et Sony
, qui est-ce ?Notre partenaire de plateforme de lecture numérique où vous retrouverez l'ensemble de vos ebooks gratuitement
Pour en savoir plus sur nos ebooks, consultez notre aide en ligne ici
- Nombre de pages180
- FormatePub
- ISBN978-2-35925-032-9
- EAN9782359250329
- Date de parution15/05/2014
- Protection num.Digital Watermarking
- Taille2 Mo
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurEmpécheurs de penser rond
Résumé
À la fois roman intimiste et témoignage au jour le jour sur la cruauté de la maladie, le cancer du sein, ce livre échappe aux explications généralisantes, aux démonstrations.
" Dans une semaine, j'échange ma place contre la liberté, je la cède à une autre, à un autre sein. Je vends tout à une autre femme. J'imagine une silhouette avec un bandeau sur les yeux, anonyme. J'aurai la guérison modeste.
Du jour où je suis entrée dans cet endroit, j'ai compris que c'était un nouveau "chez-moi". Un point de passage à fréquenter le moins possible, mais voilà : Curie, c'est chez moi et c'est chez nous. Il ne peut en être autrement. Jeudi, je partirai peut-être sur la pointe des pieds, sans le dire à aucune de celles qui attendent là, mais je partirai. Et le fait même de partir en fera venir une autre.
Le premier jour, elle s'approchera d'un siège avec timidité, et puis comme tout le monde, elle s'assiéra en baissant lentement les genoux. Elle regardera alentour avec pudeur, en s'attachant le moins possible aux visages. "
Du jour où je suis entrée dans cet endroit, j'ai compris que c'était un nouveau "chez-moi". Un point de passage à fréquenter le moins possible, mais voilà : Curie, c'est chez moi et c'est chez nous. Il ne peut en être autrement. Jeudi, je partirai peut-être sur la pointe des pieds, sans le dire à aucune de celles qui attendent là, mais je partirai. Et le fait même de partir en fera venir une autre.
Le premier jour, elle s'approchera d'un siège avec timidité, et puis comme tout le monde, elle s'assiéra en baissant lentement les genoux. Elle regardera alentour avec pudeur, en s'attachant le moins possible aux visages. "










