Mère, ils sont purs et vrais les baisers que tu donnes : Car le calcul n'a pas réchauffé leur froideur ; Ils ne sont pas tremblants ainsi que les aumônes Que demande l'Amour au front de la Pudeur. Ils n'ont ni les désirs, ni la honte des fièvres ; Dieu, qui les a mûris, les suspend à tes lèvres. Ah je voudrais pouvoir en vivre ! Je voudrais, A l'arbre de ton cour pour toujours me suspendre : Ses fruits ne cachent pas l'amertume et la cendre ; Ils ne précèdent pas le vide des regrets.
Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Mère, ils sont purs et vrais les baisers que tu donnes : Car le calcul n'a pas réchauffé leur froideur ; Ils ne sont pas tremblants ainsi que les aumônes Que demande l'Amour au front de la Pudeur. Ils n'ont ni les désirs, ni la honte des fièvres ; Dieu, qui les a mûris, les suspend à tes lèvres. Ah je voudrais pouvoir en vivre ! Je voudrais, A l'arbre de ton cour pour toujours me suspendre : Ses fruits ne cachent pas l'amertume et la cendre ; Ils ne précèdent pas le vide des regrets.
Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.