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Les nationalismes en Espagne. De l'Etat libéral à l'Etat des autonomies (1876-1978)
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- Nombre de pages392
- FormatMulti-format
- ISBN978-2-36781-099-7
- EAN9782367810997
- Date de parution21/04/2015
- Protection num.NC
- Infos supplémentairesMulti-Format
- ÉditeurPresses universitaires de la Méd...
Résumé
L'émergence des nationalismes périphériques à la fin du xixe siècle signe l'échec des libéraux espagnols dans leur tentative, plus rhétorique qu'effective, de créer un État-nation sur le modèle de celui qui à la même époque atteint sa plénitude dans la France républicaine et jacobine. Pour des raisons qui tiennent autant à son indigence économique qu'à son inefficience politique, l'État libéral apparut aux Espagnols comme une réalité toujours lointaine, souvent hostile, et en tout cas dépourvue de légitimité.
Après l'échec de ce qui aurait pu être un nationalisme d'orientation démocratique, le nationalisme espagnol allait surtout prendre le visage autoritaire et répressif qu'on lui connut sous les dictatures de Primo de Rivera et de Franco. Ayant supprimé dans les conditions que l'on sait l'autonomie accordée par la République à la Catalogne et au Pays Basque, le régime franquiste allait miser, non sans quelque succès, sur une politique de renationalisation qui visait à faire de l'Espagne un pays économiquement intégré, administrativement centralisé et culturellement homogène.
Mais il était évidemment illusoire de vouloir faire table rase de la personnalité culturelle des Basques et des Catalans et d'effacer de leur mémoire les expériences d'autonomie qu'ils avaient connues sous la République. La brutalité de la répression franquiste contribua, au contraire, à renforcer la légitimité des revendications nationalistes, si bien que la question dès nationalismes allait devenir, tout comme en 1931, l'une des priorités de la transition démocratique.
Voulant tourner la page de la confrontation entre les nationalismes espagnol et périphériques, les acteurs de la transition, en tout cas ceux qui ont élaboré la Constitution de 1978, en sont ainsi venus à créer cet État des autonomies qui cherche à concilier l'unité de l'Espagne en tant que nation et la reconnaissance du droit à l'autonomie des nationalités et régions qui la composent.
Après l'échec de ce qui aurait pu être un nationalisme d'orientation démocratique, le nationalisme espagnol allait surtout prendre le visage autoritaire et répressif qu'on lui connut sous les dictatures de Primo de Rivera et de Franco. Ayant supprimé dans les conditions que l'on sait l'autonomie accordée par la République à la Catalogne et au Pays Basque, le régime franquiste allait miser, non sans quelque succès, sur une politique de renationalisation qui visait à faire de l'Espagne un pays économiquement intégré, administrativement centralisé et culturellement homogène.
Mais il était évidemment illusoire de vouloir faire table rase de la personnalité culturelle des Basques et des Catalans et d'effacer de leur mémoire les expériences d'autonomie qu'ils avaient connues sous la République. La brutalité de la répression franquiste contribua, au contraire, à renforcer la légitimité des revendications nationalistes, si bien que la question dès nationalismes allait devenir, tout comme en 1931, l'une des priorités de la transition démocratique.
Voulant tourner la page de la confrontation entre les nationalismes espagnol et périphériques, les acteurs de la transition, en tout cas ceux qui ont élaboré la Constitution de 1978, en sont ainsi venus à créer cet État des autonomies qui cherche à concilier l'unité de l'Espagne en tant que nation et la reconnaissance du droit à l'autonomie des nationalités et régions qui la composent.



