Les jours blancs. Lettre à l'absent

Par : Hélène Pradas-Billaud
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  • FormatMulti-format
  • ISBN978-2-36795-029-7
  • EAN9782367950297
  • Date de parution15/02/2012
  • Protection num.NC
  • Infos supplémentairesMulti-format incluant ePub sans ...
  • ÉditeurChèvre feuille étoilée
  • PréfacierPatrick Poivre d'Arvor

Résumé

Grand reporter sur RTL, Pierre Billaud a été tué le 11 novembre 2001 avec deux de ses confrères dans une embuscade talibane en Afghanistan. "Les jours blancs" est une lettre au frère absent. Dans une langue poétique et sensuelle, Hélène Pradas-Billaud évoque cette disparition. Le présent se mêle au passé dans un équilibre poignant entre l'attention portée au monde sensible, sa profusion, son enchantement et la difficulté à dire l'absence.

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5/5
sur 1 note dont 1 avis lecteur
“ sensibilité, force, et fragilité ”
« J’aurais pu t’écrire une nuit d’orage, déchirée de pluie, d’odeur de terre trempée. Et c’est ce jour que j’ai choisi. Un jour blanc d’avant l’été. J’ouvre les volets en refermant les yeux. Je pense à tout. A rien .Alors je pense à toi. » Son frère était grand reporter à RTL ; il est mort il y a 10 ans en Afghanistan. Son frère lui manque. Elle lui écrit cette lettre courte et émouvante. Pierre est l’absent. Et plutôt que de laisser paraitre sa tristesse, légitime, le chagrin, le désespoir, ou tout autre sentiment négatif, Hélène Pradas-Billaud, choisi de faire renaître l’enfance heureuse qu’elle a passée avec son frère. Nous y découvrons une fratrie soudée (ils étaient 3 : Hélène, Pierre, et Marie-Noëlle), une enfance insouciante faite de joie simples et intenses. Telle une peinture, Hélène Pradas-Billaud pose ici, et là par petites touches tout ce qui fait ses souvenirs, et nourrit son chemin après la mort de son frère. « Je n’écris pas pour raconter l’histoire. J’écris sans histoire. J’écris comme on respire. Comme on vit la vie. J’écris le recueil de l’enfance. De l’amour tendre. De ce qui vit dans ton absence. » « J’écris sur ta présence. J’écris sur ton absence. J’écris sur ta présence absente. C’est ainsi lorsqu’on est disparu. » Sans rage, tristesse, ni larmoiement, elle parle de l’absence, et dit le manque de l’autre. Avec peu de mots, des phrases tantôt empreintes d’un certain lyrisme, tantôt taillées au cordeau, elle plonge le lecteur dans une grande sérénité, et l’évocation du blanc, couleur sereine, n’y est pas étrangère. Elle donne aussi au lecteur l’occasion de revenir sur son propre ressenti qu’il a de l’absence des siens. Cette lettre est une forme de passage à autre chose .Il s’y dégage une grande sensibilité, une impression de force et de fragilité intimement mêlées.