Les fruits de ma colère - Plaidoyer pour un monde paysan qu'on assassine - E-book - ePub

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Résumé

Pierre Priolet produit des fruits en Provence. Il y a un an ses larmes en direct sur France Inter et Canal + ont bouleversé le pays. Jean-Pierre Elkabbach, Thierry Ardisson, Guillaume Durand et Michel Denisot l’ont invité dans leurs émissions et à chaque fois sa présence, sa colère, ses mots simples et justes ont déclenché une avalanche de courriers et d’appels. Il était temps : ils sont des  milliers d’agriculteurs,  pris comme lui à la gorge, à disparaître sans faire de bruit, dans l’indifférence.
Parce qu’il a les mots pour raconter les vergers à l’abandon, le paysage français qui se désertifie, l’humiliation quotidienne de paysans infantilisés par les subventions, le scandale de la grande distribution qui les étrangle, les pesticides autorisés en Espagne alors qu’en France, les agriculteurs sont traités de pollueurs. Parce qu’il n'adhère peut-être aussi à aucun syndicat et que sa parole est libre, Pierre Priolet est devenu en quelques mois le porte-voix d’un monde qu’on assassine.
Passionné, il ne se contente  pas de dénoncer, il se veut aussi l’instigateur d’un projet pour bâtir un nouveau système de distribution qui se passerait des aides, et il se bat  pour l’idée d’une société où l'on consommerait plus juste. Un livre bouleversant, un appel au secours, mais aussi une très efficace réflexion sur notre société et sur un système en bout de course.

Sommaire

    • SYNOPSIS1 La minute quinze qui a tout changéComment un coup de fil passé à une émission de radio du matin a été à l’origine d’une stupéfiante aventure médiatique, où les mots de la colère paysanne sont entendus par le pays
    • Pierre Priolet n’avait jamais appelé une radio pour témoigner de sa condition d’agriculteur
    • Et pourtant, révolté par la tranquille assurance d’un ministre chargé de rassurer la France sur le sort de ses agriculteurs alors que l’écart entre le prix auquel il a dû vendre ses pommes en 2009 et les prix pratiqués dans la grande distribution n’a jamais été aussi large, écœuré de devoir année après année vendre à perte, il a empoigné son téléphone et laissé parler son émotion
    • Ses larmes de rage ont ému les auditeurs de France Inter
    • De là a commencé une incroyable odyssée pour la justice.2 « Encore une année comme ça et j’arrache tout »Travailler à perte est un déni d’existence
    • Un manque de respect
    • Priolet promet qu’il arrachera tous ses vergers, non seulement pour faire place nette et cesser de perdre de l’argent, mais aussi parce qu’un tel geste, difficilement concevable pour un agriculteur qui a passé plusieurs dizaines d’année de sa vie à construire son patrimoine en soignant ses arbres, prendra une dimension politique
    • « Si vous ne voulez plus de nous, dit-il en s’adressant au pays, nous disparaîtrons
    • Mais ne comptez pas sur nous pour le faire sans bruit
    • Dès lors, non seulement vous perdrez une ressource alimentaire, mais c’est les paysages que vous aimez tant et que nous entretenons gratuitement qui disparaîtront
    • » Priolet accomplit un geste politique
    • Comme en d’autres temps, engagé dans la lutte contre le tracé du TGV Sud-Est, il en a déjà accompli
    • D’où lui vient cette réactivité à l’humiliation, si vive qu’il ne peut réfréner ses émotions chaque fois qu’il la ressent ? De sa condition d’enfant modeste pris en charge, au nom de la charité, par des Jésuites.3 Ma Provence réduite à l’état de frichePierre est arboriculteur à Mollèges
    • Dans les années 1960, le village abritait 200 familles d’agriculteurs pour 800 habitants, tous impliqués de près ou de loin dans le travail de la terre, qu’il soit à plein temps dans les champs ou bien coiffeur, jeunes ou vieux
    • Aujourd’hui, il ne reste plus que 10 familles pour 2 000 habitants
    • La plupart des agriculteurs ont abandonné, sans trouver de successeur
    • Résultat, la friche gagne et c’est tout le paysage provençal qui disparaît : finies les haies de cyprès, en train de mourir les unes après les autres faute d’entretien, quand elle ne brûlent pas l’été ; finis les ruisseaux, d’irrigation qui se bouchent les uns après les autres
    • Priolet se bat aussi pour sauver son sa région.4 Non, je ne suis pas un pollueur« Nous sommes des victimes du Grenelle de l’environnement »
    • Emporté par la vague écologiste, le pays nous désigne comme les principaux pollueurs
    • Il accepte, sans en mesurer les conséquences, que l’Europe nous accable de réglementations environnementales inapplicables, qu’elle retire sans ménagement des produits phytosanitaires efficaces sans les consulter, et sans leur offrir d’alternative
    • « Non, dit Pierre, nous ne sommes pas les assassins de la nature
    • Au contraire, nous en sommes les premiers protecteurs, nous la respectons parce que nous en vivons
    • Nous la soignons, car il lui arrive d’être malade et de souffrir
    • Mais nous sommes des médecins de la nature… privés de médicaments
    • » Priolet n’est pas écologiste
    • En tout cas pas militant, mais peut-être plus soucieux de la nature que n’importe lequel d’entre eux
    • De la même façon il ne se revendique pas bio
    • Et pourtant ses vergers sont pleins de vie
    • On y voit grouiller les grenouilles et les petits rongeurs
    • Il s’emporte contre ceux qui veulent manger bio, qui y mettent le prix, et qui ne s’interrogent pas sur le revenu de l’agriculteur bio
    • Car eux aussi travaillent à perte
    • Et peut-être plus qu’un agriculteur conventionnel.5 Je ne suis pas l’assisté que vous croyezLes aides ont tué l’agriculture, contrairement à ce que laissent entendre gouvernement et syndicats agricoles
    • L’agriculteur n’est pas un assisté comme l’imagine le reste du pays, c’est un endetté
    • En tout cas le petit agriculteur dont Priolet se revendique
    • Pas les grands propriétaires de la Beauce ou de la Picardie, une petite minorité, qui eux s’enrichissent grâce aux aides
    • La grande majorité perçoit seulement des aides structurelles qui ne sont accordées que contre un endettement équivalent
    • D’où une spirale infernale de surendettement quand les saisons se suivent et se ressemblent et que les prix baissent sans fin
    • « C’est parce que l’État et l’Europe nous a poussés à nous regrouper que nous en sommes arrivés là », dit-il, battant en brèche un autre lieu commun, qui voudrait que leur force soit en rapport avec l’ampleur de leur regroupement
    • Au passage, Priolet raconte comment les organisations de producteurs ont tué l’entrepreneur qu’il fut
    • Individualiste forcené, Pierre Priolet ? Non, idéaliste de la concurrence loyale.6 Mais que font les banques ?Même le Crédit agricole n’aime plus les paysans
    • Jamais là quand le paysan en a besoin, il se montre prompt à pousser à l’endettement et aux placements hasardeux et rapide à prélever commissions et intérêts en cas de difficulté de paiement, oubliant que l’agriculteur est un entrepreneur fragilisé par les aléas saisonniers
    • Or, le Crédit agricole, pourtant conçu pour l’assister dans ces périodes délicates, préfère s’orienter vers la finance plutôt que vers l’activité.7 Neuf centimes à la production, 3 euros à la consommationEntre le consommateur et l’agriculteur, il y a la distribution
    • Or, elle n’est intéressée que par le prix des produits
    • Son seul but est de trouver quelque part un homme qui accepte de travailler moins cher pour que les prix soient encore plus bas
    • Et elle trouve toujours
    • Récit des mille et une manières pour la grande distribution de mettre à genoux les producteurs
    • Parcours qui n’est pas sans rappeler celui de n’importe quel entrepreneur contraint à se frotter à la grande distribution
    • L’arnaque de la francisation des fruits espagnols.8 Les oubliés de l’agriculture : les ouvriers agricoles9 L’aventure de « Consommer juste »Naissance du projet, l’été de « Consommer juste »
    • Demain des magasins dans des cités défavorisées ?10 Voilà pourquoi j’ai tout arrachéPierre Priolet a hésité une année entière, retenu par son épouse, ses proches et amis
    • Il n’a pas arraché tout de suite
    • Et si la récolte 2010 était meilleure que celles des deux années passées ? L’espoir s’est fracassé avec les attaques de parasites
    • Tout au long du mois de novembre, les tronçonneuses et les bulldozers se sont affairés dans ses vergers
    • Désormais, la terre nue a pris la place des pommiers et des poiriers
    • Elle témoignera de l’abandon de l’agriculture par la société
    • La friche ne s’y installera pas, parce que Pierre ne le veut pas
    • Demain, il espère pouvoir transmettre ses terres à ses petits-enfants, s’ils veulent les reprendre..
    • Peut-être
    • Mais surtout il aura, par cette réflexion sur les incohérences de notre société et sur l’organisation de la distribution, tenté de faire changer en profondeur les choses et réaliser ses projets pour donner de l’espoir aux générations futures
    • « Tout le monde savait que c’était impossible ! Vient un homme qui ne le savait pas ! Et il le fit
    • » John Kennedy

Caractéristiques

  • Caractéristiques du format ePub
    • Pages
      103
    • Taille
      1 221 Ko
    • Protection num.
      Digital Watermarking

Avis libraires et clients

À propos des auteurs

Passionné par la mise œuvre d'idées innovantes, Pierre Priolet a créé plusieurs entreprises de commercialisation de fruits et légumes. Il est également agriculteur depuis 1990 à Mollégès. Il est marié et est grand-père de six petits-enfants.

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