Les fondements charismatiques de la bureaucratie. La référence à l'Esprit dans l'ecclésiologie médiévale

Par : Alexis Fontbonne
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  • Nombre de pages384
  • FormatePub
  • ISBN978-2-204-16656-0
  • EAN9782204166560
  • Date de parution18/11/2024
  • Protection num.Adobe DRM
  • Taille3 Mo
  • Infos supplémentairesepub
  • ÉditeurÉditions du Cerf

Résumé

Dans l'Église du Moyen Âge central, l'inspiration charismatique n'est pas antinomique de la bureaucratisation : elle en est la condition nécessaire. Après un volume consacré à la question spécifique de la caritas, c'est ce que montre cette étude des mobilisations ecclésiologiques de la référence à l'Esprit. Loin d'oublier l'Esprit dans la routine d'une bureaucratie sans âme, les agents de l'institution de l'appareil ecclésial sont les premiers à y faire référence pour opérer, à partir du milieu du xie siècle, une centralisation pontificale des différentes tendances réformatrices.
La monopolisation pontificale de la référence légitime à l'Esprit permet à la fois d'affirmer l'autonomie - la théonomie - de l'appareil ecclésial et d'en suspendre les règles ordinaires. L'appropriation de ce discours ecclésiologique par les chroniqueurs et réformateurs du xiie siècle va conduire à une nouvelle perception de l'histoire, fondée sur l'idée d'un progrès inspiré et mené par des hommes spirituels.
Moines charismatiques et administrateurs peuvent ainsi s'associer autour du fragile malentendu d'une institution spirituelle. Lorsque celui-ci se délite, les discours prophétiques en font l'aune à laquelle juger le présent ou un projet d'avenir. Au cours des xiiie et xive siècles, ce modèle d'une bureaucratie charismatique se dissocie en conceptions antagonistes de la référence à l'Esprit : un usage intégré dans les rouages de l'administration, qui n'apparaît explicitement que dans les périodes de crise, et une référence de plus en plus eschatologique visant à condamner tous ceux qui persécutent les « spirituels ». Agrégé et docteur en histoire, Alexis Fontbonne est actuellement titulaire d'une bourse post-doctorale Marie Curie (MSCA) à l'université de Namur.
Ses recherches portent sur l'économie symbolique ecclésiale durant le Moyen Âge central.
Dans l'Église du Moyen Âge central, l'inspiration charismatique n'est pas antinomique de la bureaucratisation : elle en est la condition nécessaire. Après un volume consacré à la question spécifique de la caritas, c'est ce que montre cette étude des mobilisations ecclésiologiques de la référence à l'Esprit. Loin d'oublier l'Esprit dans la routine d'une bureaucratie sans âme, les agents de l'institution de l'appareil ecclésial sont les premiers à y faire référence pour opérer, à partir du milieu du xie siècle, une centralisation pontificale des différentes tendances réformatrices.
La monopolisation pontificale de la référence légitime à l'Esprit permet à la fois d'affirmer l'autonomie - la théonomie - de l'appareil ecclésial et d'en suspendre les règles ordinaires. L'appropriation de ce discours ecclésiologique par les chroniqueurs et réformateurs du xiie siècle va conduire à une nouvelle perception de l'histoire, fondée sur l'idée d'un progrès inspiré et mené par des hommes spirituels.
Moines charismatiques et administrateurs peuvent ainsi s'associer autour du fragile malentendu d'une institution spirituelle. Lorsque celui-ci se délite, les discours prophétiques en font l'aune à laquelle juger le présent ou un projet d'avenir. Au cours des xiiie et xive siècles, ce modèle d'une bureaucratie charismatique se dissocie en conceptions antagonistes de la référence à l'Esprit : un usage intégré dans les rouages de l'administration, qui n'apparaît explicitement que dans les périodes de crise, et une référence de plus en plus eschatologique visant à condamner tous ceux qui persécutent les « spirituels ». Agrégé et docteur en histoire, Alexis Fontbonne est actuellement titulaire d'une bourse post-doctorale Marie Curie (MSCA) à l'université de Namur.
Ses recherches portent sur l'économie symbolique ecclésiale durant le Moyen Âge central.