Dans l'Europe du XVIIIe et XIXe siècle, des femmes exercaient un savoir précieux et ancien - soigner, accompagner les naissances, connaître les plantes - tout en marchant sur le fil du rasoir entre utilité et suspicion. Aoife Brennan-Leclercq leur redonne voix dans ce livre remarquable, à travers huit portraits littéraires d'une profonde humanité.
*Les Femmes du Savoir Interdit* retrace les destins de huit femmes réelles ou composites, guérisseuses, sages-femmes et herboristes, dispersées à travers l'Europe entre 1700 et 1880.
De la Bavière brumeuse aux campagnes irlandaises, de la Bretagne profonde aux plaines polonaises, chaque portrait plonge le lecteur dans un univers singulier, restitué avec une précision historique et sensorielle saisissante. Ces femmes n'étaient ni des saintes ni des monstres : elles travaillaient, résistaient, transmettaient.
L'auteure adopte une forme littéraire exigeante et originale, oscillant entre le récit historique documenté et la fiction narrative, pour dépasser la sécheresse des archives.
Chaque portrait s'ouvre sur une scène incarnée - une chambre de naissance, un couloir d'auberge, un chemin de forêt la nuit - avant d'élargir son regard vers le contexte social, juridique et médical qui encadrait, contraignait ou criminalisait ces pratiques féminines. Car ce savoir-là n'était pas seulement ignoré : il était activement combattu, confisqué, retourné contre celles qui le détenaient.
Ce qui rend ce livre indispensable, c'est la tendresse rigoureuse avec laquelle Brennan-Leclercq traite ses sujets.
Aucune idéalisation, aucun manichéisme - seulement des femmes complexes, faillibles, courageuses, prises dans les contradictions de leur époque. Le lecteur suit Liesl la sage-femme bavaroise, dont les mains tordues portent trente ans de naissances et de silences gardés.
Dans l'Europe du XVIIIe et XIXe siècle, des femmes exercaient un savoir précieux et ancien - soigner, accompagner les naissances, connaître les plantes - tout en marchant sur le fil du rasoir entre utilité et suspicion. Aoife Brennan-Leclercq leur redonne voix dans ce livre remarquable, à travers huit portraits littéraires d'une profonde humanité.
*Les Femmes du Savoir Interdit* retrace les destins de huit femmes réelles ou composites, guérisseuses, sages-femmes et herboristes, dispersées à travers l'Europe entre 1700 et 1880.
De la Bavière brumeuse aux campagnes irlandaises, de la Bretagne profonde aux plaines polonaises, chaque portrait plonge le lecteur dans un univers singulier, restitué avec une précision historique et sensorielle saisissante. Ces femmes n'étaient ni des saintes ni des monstres : elles travaillaient, résistaient, transmettaient.
L'auteure adopte une forme littéraire exigeante et originale, oscillant entre le récit historique documenté et la fiction narrative, pour dépasser la sécheresse des archives.
Chaque portrait s'ouvre sur une scène incarnée - une chambre de naissance, un couloir d'auberge, un chemin de forêt la nuit - avant d'élargir son regard vers le contexte social, juridique et médical qui encadrait, contraignait ou criminalisait ces pratiques féminines. Car ce savoir-là n'était pas seulement ignoré : il était activement combattu, confisqué, retourné contre celles qui le détenaient.
Ce qui rend ce livre indispensable, c'est la tendresse rigoureuse avec laquelle Brennan-Leclercq traite ses sujets.
Aucune idéalisation, aucun manichéisme - seulement des femmes complexes, faillibles, courageuses, prises dans les contradictions de leur époque. Le lecteur suit Liesl la sage-femme bavaroise, dont les mains tordues portent trente ans de naissances et de silences gardés.