Figure incontournable de l'édition française, Robert Sabatier a traversé un demi-siècle de vie littéraire dont il fut à la fois le témoin et l'acteur. Romancier, poète, l'ancien poulbot de la Butte qui a raconté son enfance dans l'inoubliable saga Le roman d'Olivier, reste l'auteur du formidable succès populaire que furent Les Allumettes suédoises. Membre de l'académie Goncourt, auteur d'une remarquable Histoire de la poésie française, il laisse avec ses Mémoires le souvenir d'un amoureux des mots et de la vie.
Les Enfants de l'été
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- Nombre de pages324
- FormatePub
- ISBN978-2-226-22880-2
- EAN9782226228802
- Date de parution08/02/1978
- Protection num.Adobe DRM
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurAlbin Michel
Résumé
Au cour de la Provence, dans la maison d'un vieil artisan, Siffrein, et de sa compagne Magali vont vivre le temps d'un été deux enfants : Alain et Marie-chen. Là, tandis que Siffrein crée des santons, que Magali dorlote un jardin splendide, les enfants vagabondent dans les garrigues, conversent avec les animaux et les fleurs, rejoignent des personnages cocasses comme ce couple d'ennemis intimes, Quinze-Côtelettes et Outre-à-Huile, et surtout leur grand ami, "l'Escrivain", conteur d'histoires qui parsèment le livre, car on aime parler, évoquer, émerveiller, et Siffrein le santonnier s'y mêle, lui aussi, de bon cour.
Or, de cette Provence où réalité et merveilleux vont main dans la main, Alain et Marie-chen s'évadent la nuit pour rejoindre une autre planète née de leurs rêves, et peut-être aussi des fantasmes de l'Escrivain. Au pays des hommes-fruits, tout est possible : on peut voyager en ballons-culottes, boire des liqueurs musiciennes, lire des livres où s'impriment vos pensées, user de l'oeil-caméra, être de jeunes Gullivers qui découvrent, avec leur guide, le Grand Ventriloque, de singuliers systèmes de vie sociale, d'éducation, de sciences tels que peuvent les rêver des enfants imaginatifs.
En parallèle apparaît une campagne provençale, transfigurée dans l'éblouissement du soleil d'été. Et, derrière la fête, l'enchantement, la grâce, on s'aperçoit que ce roman, imagerie heureuse de la nature, va bien au-delà de ses apparences immédiates. Le mistral, la crèche, les floraisons, l'amitié tendre donnent lieu à des pages frémissantes de sensibilité. C'est un bain de fraîcheur sans cesse renouvelé.
Et l'on passe de l'un à l'autre lieu, réel ou imaginaire, sans que rien ne paraisse invraisemblable, et l'on retrouve le charme de nos livres de jeunesse, ce roman ayant été écrit "pour les enfants âgés de quatre à soixante-quinze ans", comme aurait dit Marcel Aymé. Qu'une histoire de l'Escrivain fasse se rencontrer Alice au pays des merveilles et le Mowgli de Kipling, qu'on marie légendes médiévales et contes de fées, que les enfants puissent découvrir le secret des ovnis, ceux du Masque de Fer ou de Gaspard Hauser, qu'ils assistent à une conférence intergalactique où la Terre est jugée, qu'ils rencontrent Louis XIV et d'Artagnan, Victor Hugo et ses amis ou François 1er luttant avec Henry VIII étonne déjà, mais s'ils se mêlent aux personnages de bandes dessinées comme Jodelle et Barbarella, ou bien Astérix et Lucky Luke et mille autres, voilà qui peut surprendre !
Or, de cette Provence où réalité et merveilleux vont main dans la main, Alain et Marie-chen s'évadent la nuit pour rejoindre une autre planète née de leurs rêves, et peut-être aussi des fantasmes de l'Escrivain. Au pays des hommes-fruits, tout est possible : on peut voyager en ballons-culottes, boire des liqueurs musiciennes, lire des livres où s'impriment vos pensées, user de l'oeil-caméra, être de jeunes Gullivers qui découvrent, avec leur guide, le Grand Ventriloque, de singuliers systèmes de vie sociale, d'éducation, de sciences tels que peuvent les rêver des enfants imaginatifs.
En parallèle apparaît une campagne provençale, transfigurée dans l'éblouissement du soleil d'été. Et, derrière la fête, l'enchantement, la grâce, on s'aperçoit que ce roman, imagerie heureuse de la nature, va bien au-delà de ses apparences immédiates. Le mistral, la crèche, les floraisons, l'amitié tendre donnent lieu à des pages frémissantes de sensibilité. C'est un bain de fraîcheur sans cesse renouvelé.
Et l'on passe de l'un à l'autre lieu, réel ou imaginaire, sans que rien ne paraisse invraisemblable, et l'on retrouve le charme de nos livres de jeunesse, ce roman ayant été écrit "pour les enfants âgés de quatre à soixante-quinze ans", comme aurait dit Marcel Aymé. Qu'une histoire de l'Escrivain fasse se rencontrer Alice au pays des merveilles et le Mowgli de Kipling, qu'on marie légendes médiévales et contes de fées, que les enfants puissent découvrir le secret des ovnis, ceux du Masque de Fer ou de Gaspard Hauser, qu'ils assistent à une conférence intergalactique où la Terre est jugée, qu'ils rencontrent Louis XIV et d'Artagnan, Victor Hugo et ses amis ou François 1er luttant avec Henry VIII étonne déjà, mais s'ils se mêlent aux personnages de bandes dessinées comme Jodelle et Barbarella, ou bien Astérix et Lucky Luke et mille autres, voilà qui peut surprendre !























