Les derniers conquistadores. La non-conquête du Cambodge

Par : Gabriel Quiroga de San Antonio
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  • Nombre de pages160
  • FormatePub
  • ISBN979-10-279-0042-8
  • EAN9791027900428
  • Date de parution14/04/2014
  • Protection num.Digital Watermarking
  • Taille666 Ko
  • Infos supplémentairesepub
  • ÉditeurÉditions Anacharsis
  • TraducteurAntoine Cabaton

Résumé

Dans les dernières années du XVIe siècle, à l'initiative de deux hardis aventuriers, Diego Belloso et Blas Ruis, les Espagnols des Philippines tentèrent de conquérir le Cambodge. Ce fut un fiasco lamentable. Ce récit édifiant relate les déroutes des derniers conquistadores, invariablement massacrés, noyés dans des naufrages ou dispersés par les vents aux quatre coins de la mer de Chine. À cinq siècles de distance, cet épisode oublié de l'histoire coloniale devient, à l'insu de son auteur, un savoureux et drolatique moment de littérature picaresque, qui expose sur le mode triomphal les aventures de grotesques fiers-à-bras.
Antoine Cabaton est né à Nérondes dans le Cher. Après une enfance et des études de pharmacien à Paris, il entame simultanément après son service militaire (1884-1888) des études de médecine et de langues (à l'École des langues orientales et à l'École des hautes études) en suivant des cours d'égyptologie (à l'École du Louvre), renonçant rapidement à la médecine pour les secondes1. En 1898, alors qu'il fait partie du personnel de la Bibliothèque nationale après avoir laissé tomber son travail comme pharmacien, il part pour deux ans en Indochine à l'initiative de Louis Finot qui est en train d'organiser l'École française d'Extrême-Orient.
Il prend part à une grande enquête sur les Chams d'Annam et du Cambodge, mais doit revenir prématurément à cause de problèmes de santé. C'est en 1906 qu'un emploi correspondant à ses compétences lui est proposé à l'École des langues orientales comme chargé de cours, puis professeur de malais, succédant à Édouard Dulaurier (en), à l'Abbé Pierre Favre2 et à Alfred Tugault. À partir de 1908, Antoine Cabaton commence à aborder un nouveau entre d'intérêt : les sources ibériques sur l'histoire de l'Asie du Sud-Est péninsulaire.
En 1909 il effectue des missions en Espagne et au Portugal et en tire diverses publications et traductions à ce sujet. Il enseigne à l'ENLOV (notamment le cam et le malais) jusqu'à sa retraite en décembre 1933, tout en continuant à publier régulièrement. Sa dernière publication est la traduction française de la grosse étude de Miguel Asín Palacios, L'eschatologie musulmane dans la Divine Comédie. Parmi ses élèves ayant fait carrière universitaire, on peut citer notamment Paul Demiéville et René Poirier. Il meurt le 25 novembre 1942 à Vannes où il s'était retiré chez sa fille et son gendre, le docteur Roland, après quelques années à Nice.