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Les Contes d'Hoffmann. Ou Le reflet retrouvé de Jacques Offenbach
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- FormatMulti-format
- ISBN978-2-36485-226-6
- EAN9782364852266
- Date de parution12/08/2022
- Protection num.NC
- Infos supplémentairesMulti-Format
- ÉditeurSymétrie
- PréfacierJean-Claude Yon
Résumé
À la suite de la première des Contes d'Hoffmann, Ernest Reyer avouait : « Je doute, ai-je-écrit quelque part il y a bien des années déjà, qu'une ouvre sérieuse sorte de la plume de qui a écrit les excentricités d'Orphée aux Enfers et de La Belle Hélène. Eh bien, je me suis trompé. »Par un de ces pieds de nez dont l'histoire à le secret, Jacques Offenbach est acclamé pour le dernier opéra de sa production, Les Contes d'Hoffmann.
Il connaît enfin le succès sur une scène officielle mais, ironie du sort, c'est à titre posthume ! Il gagne de ce fait sa place tant convoitée parmi les grands compositeurs dont les ouvres brillent au frontispice des grandes salles lyriques. Cette reconnaissance post mortem de la qualité d'Offenbach en tant que compositeur d'opéra rejoignant ses illustres aînés après tant d'échecs, de déconvenues et un mépris toujours vivace, dessine presque une aporie rendant mystérieuse la genèse de la composition des Contes d'Hoffmann : l'artiste méprisé ou le poète maudit, pour rester dans la veine romantique, accouche soudain d'une ouvre dont la beauté et la puissance ne peuvent rationnellement s'expliquer par une lente mais sûre progression artistique.
Dans l'acte final des Contes - l'acte de Venise - Hoffmann paie de son reflet l'amour vénal de la courtisane Giulietta. Image symbolique, s'il en est, d'un homme - Offenbach - perdu et revenu de tout qui, en bradant son reflet, montre qu'il s'est perdu lui-même. Mais qu'a-t-il perdu ? Que va-t-il gagner ?Telles sont les questions auxquelles cet essai cherche à répondre en interrogeant les liens entre la vie personnelle et publique du compositeur et la modification d'un processus créatif - y compris dans l'utilisation du « léger » - qui, pour se changer, va puiser, comme le dit le livret, dans les « cendres de son cour » le matériau de son inspiration.
Il connaît enfin le succès sur une scène officielle mais, ironie du sort, c'est à titre posthume ! Il gagne de ce fait sa place tant convoitée parmi les grands compositeurs dont les ouvres brillent au frontispice des grandes salles lyriques. Cette reconnaissance post mortem de la qualité d'Offenbach en tant que compositeur d'opéra rejoignant ses illustres aînés après tant d'échecs, de déconvenues et un mépris toujours vivace, dessine presque une aporie rendant mystérieuse la genèse de la composition des Contes d'Hoffmann : l'artiste méprisé ou le poète maudit, pour rester dans la veine romantique, accouche soudain d'une ouvre dont la beauté et la puissance ne peuvent rationnellement s'expliquer par une lente mais sûre progression artistique.
Dans l'acte final des Contes - l'acte de Venise - Hoffmann paie de son reflet l'amour vénal de la courtisane Giulietta. Image symbolique, s'il en est, d'un homme - Offenbach - perdu et revenu de tout qui, en bradant son reflet, montre qu'il s'est perdu lui-même. Mais qu'a-t-il perdu ? Que va-t-il gagner ?Telles sont les questions auxquelles cet essai cherche à répondre en interrogeant les liens entre la vie personnelle et publique du compositeur et la modification d'un processus créatif - y compris dans l'utilisation du « léger » - qui, pour se changer, va puiser, comme le dit le livret, dans les « cendres de son cour » le matériau de son inspiration.



