Plongez dans les profondeurs glaciales des lacs suisses avec *Les Abysses Helvètes*, le premier roman de Corinne Zbinden-Favre, une ouvre d'horreur lovecraftienne ancrée dans un cadre aussi réaliste qu'inquiétant.
Marco Tornare, chercheur en bathymétrie à l'EPFL de Lausanne, découvre une nuit une anomalie géométrique parfaite au fond du lac Léman, à près de trois cents mètres de profondeur : une structure ovale d'une soixantaine de mètres de diamètre, absente des relevés précédents, dont chaque angle mesure exactement 137 degrés.
Ce qui commence comme une énigme scientifique va progressivement se transformer en cauchemar indicible.
Zbinden-Favre maîtrise l'art de la montée en tension progressive. Chaque anomalie s'accumule avec une précision millimétrée : des signaux infrasonores structurés, des caméras rendues aveugles par une eau qui diffuse la lumière de manière inexplicable, des forces mystérieuses repoussant les sondes.
La rigueur scientifique du récit, loin de dissoudre l'horreur, la rend plus oppressante encore. On ne peut pas douter des chiffres. On ne peut pas accuser le matériel. Quelque chose est là.
Ce roman se distingue par son ancrage profondément helvétique : le Léman, l'EPFL, les archives poussiéreuses d'une limnologie centenaire deviennent les décors d'une terreur souterraine et silencieuse. L'auteure transforme la Suisse ordonnée et rationnelle en territoire d'angoisse, là où la précision elle-même devient source d'effroi.
Un premier roman ambitieux et envoûtant, à ne pas manquer.
Plongez dans les profondeurs glaciales des lacs suisses avec *Les Abysses Helvètes*, le premier roman de Corinne Zbinden-Favre, une ouvre d'horreur lovecraftienne ancrée dans un cadre aussi réaliste qu'inquiétant.
Marco Tornare, chercheur en bathymétrie à l'EPFL de Lausanne, découvre une nuit une anomalie géométrique parfaite au fond du lac Léman, à près de trois cents mètres de profondeur : une structure ovale d'une soixantaine de mètres de diamètre, absente des relevés précédents, dont chaque angle mesure exactement 137 degrés.
Ce qui commence comme une énigme scientifique va progressivement se transformer en cauchemar indicible.
Zbinden-Favre maîtrise l'art de la montée en tension progressive. Chaque anomalie s'accumule avec une précision millimétrée : des signaux infrasonores structurés, des caméras rendues aveugles par une eau qui diffuse la lumière de manière inexplicable, des forces mystérieuses repoussant les sondes.
La rigueur scientifique du récit, loin de dissoudre l'horreur, la rend plus oppressante encore. On ne peut pas douter des chiffres. On ne peut pas accuser le matériel. Quelque chose est là.
Ce roman se distingue par son ancrage profondément helvétique : le Léman, l'EPFL, les archives poussiéreuses d'une limnologie centenaire deviennent les décors d'une terreur souterraine et silencieuse. L'auteure transforme la Suisse ordonnée et rationnelle en territoire d'angoisse, là où la précision elle-même devient source d'effroi.
Un premier roman ambitieux et envoûtant, à ne pas manquer.