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Le Plus clair de mon temps. 1926-1987

Par : Edouard Mac-Avoy
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  • Nombre de pages382
  • FormatePub
  • ISBN2-402-12756-2
  • EAN9782402127561
  • Date de parution01/01/1988
  • Protection num.Digital Watermarking
  • Taille1 Mo
  • Infos supplémentairesepub
  • ÉditeurFeniXX réédition numérique (Rams...

Résumé

« Je dis que je suis devenu peintre parce que je n'étais pas doué pour la peinture, et qu'il faut faire dans la vie ce pour quoi on n'est pas doué ! » Né à Bordeaux, issu d'une famille aristocratique - d'origine à la fois protestante et nîmoise par sa mère, catholique et irlandaise par son père -, Mac'Avoy fréquenta, dès dix-huit ans, l'atelier de Paul-Albert Laurens à l'académie Julian : Valloton, Bonnard, Vuillard, Laprade, Clemenceau même, l'encouragent à poursuivre ses recherches picturales.
En 1936, après avoir travaillé longtemps sur le motif ou d'après nature, il décide, en se consacrant exclusivement au portrait, de « réintégrer dans la peinture de [son] temps, la dignité et la présence de l'être humain unique » : Edouard Herriot prédit alors qu'il pourrait être un jour le Philippe de Champaigne de notre temps. Dans ce Journal qu'il tient depuis 1926, le peintre reconnu se révèle écrivain : mêlant son sens de l'observation à sa sensibilité, il décrit, à l'occasion des séances de pose, les attitudes de ses amis, cerne leur psychologie, rapporte leurs conversations.
Ainsi se dessinent les traits de Jean Cocteau, Somerset Maugham, Arthur Honegger, André Gide, Henry de Montherlant, Pablo Picasso, Marcel et Élise Jouhandeau, François Mauriac, Paul Fort, Romaine Brooks et Natalie Barney, Marie Noël, Marc Chagall, Louise de Vilmorin, Eugène Ionesco, Maurice Béjart, Arthur Rubinstein, Alain Daniélou, Michel Tournier... Tous ces portraits sont aujourd'hui répartis dans les musées du monde entier.
Edouard Mac'Avoy livre également, au fil de ces pages, maximes et aphorismes sur la morale, sur son rapport au monde, au voyage et à la société : « Dans une époque où tout est permis, j'ai choisi de tout m'interdire ». Mais il y a là, surtout, l'évolution d'une vraie réflexion sur l'acte de peindre, sur la paradoxale relation entre le portraitiste et son modèle, sur les moments forts et difficiles d'une vie quotidienne entièrement vouée à l'art, où le sentiment d'une assurance croissante le dispute sans répit au dévorant doute de soi : « La sempiternelle lutte.
Le travail. La vie. Les journées. Les nuits. Je perds. Je gagne. »