Le Monde de Juliette est un voyage dans l'esprit. En l'occurrence, celui de Juliette, vieille dame cévenole dont les souvenirs tournent dans la tête, s'emmêlent, se raccordent ou se délient, s'exaspèrent, se ravissent, se mélangent, s'éloignent, aussi. Une date oubliée, un nom qui s'évapore, un lieu sur le bout de la langue et pourtant des situations bien présentes dans son esprit qui reviennent danser sur les dernières notes de sa vie.
Car Juliette a souffert, de la bêtise humaine, du mépris, de la jalousie, de la misère et du regard des autres, de l'autre également, dont parfois elle mangera les coups.
Car Juliette était une femme moderne et moderne avant l'heure. La vitesse, les voitures, sa voiture, comme une récompense de la vie, comme un clin d'oil des fées, un sentiment de justice.
Et les enfants, là.
Car Juliette était une femme mère. La tendresse, le souvenir de ce qu'il a fallu faire pour qu'ils grandissent, s'épanouissent et soient aussi forts que la lambrusque, tabassée par le soleil.
Ce soleil du Sud, que rien n'arrête et qui filtre aux travers des arbousiers en fleurs au fin-fond de la vallée, entre le Gardon et la garrigue, sous le lancinant chant des cigales amorphes.
Juliette a dû quitter ses Cévennes au début du siècle. La vie n'était, alors, simple pour personne et encore moins pour les petites gens. C'est à présent dans une maison de retraite qu'elle vit ses derniers instants, au rythme qui est le sien, dans des pensées qui lui sont propres et exclusives et dans des instants passés qu'elle choisit au travers des nombreux souvenirs qui peuplent sa mémoire.
Car elle aime la vie Juliette et elle souhaite vider le calice jusqu'à la lie. jusqu'aux derniers instants de vie, jusqu'à la mort.
Un livre essentiel pour une raison essentielle : la vie reste le seul bien qu'on emporte, le seul bien qui importe, quand tout est fini, quand la camarde arrive, la soupe se boit plus aisément si l'impression d'achevé domine la scène.
Une dualité s'enchaîne alors dans le récit d'André Gardies.
La description de la vie actuelle de Juliette dans sa maison de retraite, monologue saccadé, lacéré, déchiré, par la voix de Juliette, elle-même, venant couper le récit pour expliquer, décrire, disserter, remettre les points sur les i. Cette opposition permanente donne une fluidité au texte qui accélère sa compréhension et l'adhésion du lecteur à chacune des idées que Juliette évoque.
Ne cherchez plus votre prochaine lecture, c'est Le Monde de Juliette.
Un Roman essentiel, un futur classique de la littérature !
Le Monde de Juliette est un voyage dans l'esprit. En l'occurrence, celui de Juliette, vieille dame cévenole dont les souvenirs tournent dans la tête, s'emmêlent, se raccordent ou se délient, s'exaspèrent, se ravissent, se mélangent, s'éloignent, aussi. Une date oubliée, un nom qui s'évapore, un lieu sur le bout de la langue et pourtant des situations bien présentes dans son esprit qui reviennent danser sur les dernières notes de sa vie.
Car Juliette a souffert, de la bêtise humaine, du mépris, de la jalousie, de la misère et du regard des autres, de l'autre également, dont parfois elle mangera les coups.
Car Juliette était une femme moderne et moderne avant l'heure. La vitesse, les voitures, sa voiture, comme une récompense de la vie, comme un clin d'oil des fées, un sentiment de justice.
Et les enfants, là.
Car Juliette était une femme mère. La tendresse, le souvenir de ce qu'il a fallu faire pour qu'ils grandissent, s'épanouissent et soient aussi forts que la lambrusque, tabassée par le soleil.
Ce soleil du Sud, que rien n'arrête et qui filtre aux travers des arbousiers en fleurs au fin-fond de la vallée, entre le Gardon et la garrigue, sous le lancinant chant des cigales amorphes.
Juliette a dû quitter ses Cévennes au début du siècle. La vie n'était, alors, simple pour personne et encore moins pour les petites gens. C'est à présent dans une maison de retraite qu'elle vit ses derniers instants, au rythme qui est le sien, dans des pensées qui lui sont propres et exclusives et dans des instants passés qu'elle choisit au travers des nombreux souvenirs qui peuplent sa mémoire.
Car elle aime la vie Juliette et elle souhaite vider le calice jusqu'à la lie. jusqu'aux derniers instants de vie, jusqu'à la mort.
Un livre essentiel pour une raison essentielle : la vie reste le seul bien qu'on emporte, le seul bien qui importe, quand tout est fini, quand la camarde arrive, la soupe se boit plus aisément si l'impression d'achevé domine la scène.
Une dualité s'enchaîne alors dans le récit d'André Gardies.
La description de la vie actuelle de Juliette dans sa maison de retraite, monologue saccadé, lacéré, déchiré, par la voix de Juliette, elle-même, venant couper le récit pour expliquer, décrire, disserter, remettre les points sur les i. Cette opposition permanente donne une fluidité au texte qui accélère sa compréhension et l'adhésion du lecteur à chacune des idées que Juliette évoque.
Ne cherchez plus votre prochaine lecture, c'est Le Monde de Juliette.
Un Roman essentiel, un futur classique de la littérature !