Auteure d'un roman, La Straniera (la Grande Ourse, 2016) et d'un essai, Avoir Peur (Rue de l'Échiquier, 2012), Stéphanie Vermot est traductrice de textes littéraires et philosophiques. Après un cursus universitaire franco-italien, elle se partage entre la France et l'Italie, les traductions et l'écriture.
Le haut sommeil
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- Nombre de pages362
- FormatePub
- ISBN978-2-14-027597-5
- EAN9782140275975
- Date de parution05/07/2022
- Protection num.Digital Watermarking
- Taille2 Mo
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurL'Harmattan
Résumé
« Quand les gars d'Arlay l'avaient repêchée, par un beau matin d'avril 1910, pauvre corps brisé et ruisselant des eaux boueuses de la Seille, elle n'était personne. Et pendant les mois qui avaient suivi, à peine si elle avait été davantage que des os à assembler, des chairs à recoudre, des tissus à ravauder. Elle était l'inconnue de la rivière, la mystérieuse noyée, la survivante d'une catastrophe dont on ignorait
tout et dont elle-même n'avait aucun souvenir.
Elle était la femme sans passé, sans visage non plus. » L'inconnue qui se présente au poste de police de Lons-le-Saulnier en ce jour de septembre 1920 ne dit pas qui elle est. Plutôt qui elle n'est pas : Gabrielle Dupuydt. C'est un nom d'emprunt, elle ne s'en cache pas. Pas besoin. Le commissaire Humbert l'a reconnue. C'est lui qui l'a longuement interrogée, il y a dix ans, lorsqu'on l'a retrouvée sur une berge de la Seille, le visage détruit.
Et la mémoire en miettes. Prétendait-elle..
Elle était la femme sans passé, sans visage non plus. » L'inconnue qui se présente au poste de police de Lons-le-Saulnier en ce jour de septembre 1920 ne dit pas qui elle est. Plutôt qui elle n'est pas : Gabrielle Dupuydt. C'est un nom d'emprunt, elle ne s'en cache pas. Pas besoin. Le commissaire Humbert l'a reconnue. C'est lui qui l'a longuement interrogée, il y a dix ans, lorsqu'on l'a retrouvée sur une berge de la Seille, le visage détruit.
Et la mémoire en miettes. Prétendait-elle..




