SOLDES
Jusqu'à -70% sur une sélection d'articles*
Le crépuscule de la culture française ?
Par :Formats :
Disponible dans votre compte client Decitre ou Furet du Nord dès validation de votre commande. Le format ePub est :
- Compatible avec une lecture sur My Vivlio (smartphone, tablette, ordinateur)
- Compatible avec une lecture sur liseuses Vivlio
- Pour les liseuses autres que Vivlio, vous devez utiliser le logiciel Adobe Digital Edition. Non compatible avec la lecture sur les liseuses Kindle, Remarkable et Sony
, qui est-ce ?Notre partenaire de plateforme de lecture numérique où vous retrouverez l'ensemble de vos ebooks gratuitement
Pour en savoir plus sur nos ebooks, consultez notre aide en ligne ici
- Nombre de pages226
- FormatePub
- ISBN2-259-29008-6
- EAN9782259290081
- Date de parution01/01/1995
- Protection num.Digital Watermarking
- Taille532 Ko
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurPlon (réédition numérique FeniXX...
Résumé
Jamais il n'y eut autant de « créateurs », et aussi peu de création. Voyez le roman : le nombre de titres augmente, l'ennui des lecteurs également. Devenus théoriciens et techniciens, les romanciers de la nouvelle école suppléent par des artifices de style à l'inconsistance de l'intrigue et des personnages. Repliés sur une intimité triste, on dirait qu'ils n'ont plus la force de saisir notre société - de la saisir à la gorge.
Théâtre, poésie, chanson... Depuis une vingtaine d'années, s'élargit le fossé entre les Français et leur culture. Décrochage de l'Histoire, certainement. Mais aussi rupture de civilisation : un imaginaire dépérit, qu'aucun autre ne remplace. Le mal du roman, genre éminemment démocratique, est identique au mal de notre démocratie : asthénie et faux-semblant. Seule l'Histoire prospère - nostalgie du passé ? Un peuple privé de fiction n'aurait plus affaire qu'aux problèmes matériels de sa survie, et rien ne viendrait consoler son ennui.
Théâtre, poésie, chanson... Depuis une vingtaine d'années, s'élargit le fossé entre les Français et leur culture. Décrochage de l'Histoire, certainement. Mais aussi rupture de civilisation : un imaginaire dépérit, qu'aucun autre ne remplace. Le mal du roman, genre éminemment démocratique, est identique au mal de notre démocratie : asthénie et faux-semblant. Seule l'Histoire prospère - nostalgie du passé ? Un peuple privé de fiction n'aurait plus affaire qu'aux problèmes matériels de sa survie, et rien ne viendrait consoler son ennui.












