Née en 1934, Nadine Trintignant est écrivain et cinéaste. Elle a écrit et mis en scène une vingtaine de films pour la télévision et le cinéma, parmi lesquels, Ça n'arrive qu'aux autres (1971), Défense de savoir (1973), Le Voyage de noces (1975), L'Été prochain (1985), La Maison de jade (1988), Lumière et compagnie (1995) et Fugueuses (1995), Victoire ou la douleur des femmes (1999) et Colette (2003).Également écrivain, Nadine Trintignant a publié Ton Chapeau au vestiaire (Fayard, 1997), Combien d'enfants (Stock, 2001), Le Jeune homme de la rue de France (Fayard, 2002), Ma fille, Marie (Fayard, 2003), J'ai été jeune un jour (Fayard, 2006), L' étrange peine, ( Fayard, 2007).
La voilette de ma mère
Par :Formats :
Disponible d'occasion :
Disponible dans votre compte client Decitre ou Furet du Nord dès validation de votre commande. Le format ePub protégé est :
- Compatible avec une lecture sur My Vivlio (smartphone, tablette, ordinateur)
- Compatible avec une lecture sur liseuses Vivlio
- Pour les liseuses autres que Vivlio, vous devez utiliser le logiciel Adobe Digital Edition. Non compatible avec la lecture sur les liseuses Kindle, Remarkable et Sony
- Non compatible avec un achat hors France métropolitaine
, qui est-ce ?Notre partenaire de plateforme de lecture numérique où vous retrouverez l'ensemble de vos ebooks gratuitement
Pour en savoir plus sur nos ebooks, consultez notre aide en ligne ici
- Nombre de pages200
- FormatePub
- ISBN978-2-213-68457-4
- EAN9782213684574
- Date de parution30/04/2014
- Copier CollerNon Autorisé
- Protection num.Adobe & CARE
- Taille2 Mo
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurFayard
Résumé
Une mère les deux pieds sur terre, un père deux mètres au-dessus du sol, ils se complétaient à merveille. A nous, leurs six enfants, ils ont légué un solide sens de la vie, une énergie, une liberté qui nous a tous aidés au long de nos différents chemins. Notre enfance s'est passée au jour le jour, même en pleine guerre. Nous n'avons pas eu une maison, nous en avons eu plein. Joyeuse pagaille que j'ai tant aimée.
J'ai aimé mes fièvres, grâce auxquelles je sentais la main fraîche de maman sur mon front. J'ai aimé être patraque et passer des matinées dans sa chaleur, à plat ventre sur elle. J'ai aimé les voyages, les chansons dans la voiture, les folles promesses d'un père imaginatif. Les mots « cafard », « blues », « chagrin » étaient proscrits. Chaque jour était une fête. Les hauts étaient vécus comme les bas.
Avec insouciance. Maman nous fit des adieux magnifiques. Une grande comédienne. Et puis elle resta. Courageuse, capricieuse et coquette jusqu'à la fin, je la revois sur la promenade des Anglais, à Nice, souriante sous son nouveau chapeau à voilette qui l'enchantait. N. T.
J'ai aimé mes fièvres, grâce auxquelles je sentais la main fraîche de maman sur mon front. J'ai aimé être patraque et passer des matinées dans sa chaleur, à plat ventre sur elle. J'ai aimé les voyages, les chansons dans la voiture, les folles promesses d'un père imaginatif. Les mots « cafard », « blues », « chagrin » étaient proscrits. Chaque jour était une fête. Les hauts étaient vécus comme les bas.
Avec insouciance. Maman nous fit des adieux magnifiques. Une grande comédienne. Et puis elle resta. Courageuse, capricieuse et coquette jusqu'à la fin, je la revois sur la promenade des Anglais, à Nice, souriante sous son nouveau chapeau à voilette qui l'enchantait. N. T.



















