La Terre d'Arnhem. La vieille âme et le suprême savant
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- Nombre de pages192
- FormatePub
- ISBN2-259-23513-1
- EAN9782259235136
- Date de parution01/01/1990
- Protection num.Digital Watermarking
- Taille594 Ko
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurPlon (réédition numérique FeniXX...
Résumé
La terre d'Arnhem est située aux confins du Territoire du Nord de l'Australie. Région tropicale, peu hospitalière, elle possède, en son centre, la plus grande mine d'uranium du monde. Mais elle est, avant tout, un des lieux sacrés des Aborigènes, dont les premières traces, ici, remontent à cinquante mille ans. Excepté quelques rares autorisations, les Blancs ne sont pas admis à y pénétrer. Ainsi, en ce lointain austral ouvrant à tous les imaginaires, existe une terre inaccessible.
Souvent, l'artiste entrevoit la beauté sans l'atteindre, et ce que désigne son art demeure, lui aussi, inaccessible. De cela, il vit ou meurt. Et Rimbaud disparaît dans son désert. Chacun à sa façon ne cherche-t-il pas sa Terre d'Arnhem ? Le siècle s'est coupé en deux, voici le temps de l'homme sans origine. Mais la Terre d'Arnhem interdite appelle une libre géographie de la mémoire. Elle n'est rien d'autre que ce point lumineux qu'André Breton a défini par une magistrale sentence : Tout porte à croire qu'il existe un certain point de l'esprit, où la vie et la mort, le réel et l'imaginaire, le passé et le futur, le communicable et l'incommunicable, le haut et le bas cessent d'être perçus contradictoirement.
Sur ces terres en friche, où l'artiste a rejoint la géologie du monde, de souvenir en libre association, s'organise la dérive en poésie.
Souvent, l'artiste entrevoit la beauté sans l'atteindre, et ce que désigne son art demeure, lui aussi, inaccessible. De cela, il vit ou meurt. Et Rimbaud disparaît dans son désert. Chacun à sa façon ne cherche-t-il pas sa Terre d'Arnhem ? Le siècle s'est coupé en deux, voici le temps de l'homme sans origine. Mais la Terre d'Arnhem interdite appelle une libre géographie de la mémoire. Elle n'est rien d'autre que ce point lumineux qu'André Breton a défini par une magistrale sentence : Tout porte à croire qu'il existe un certain point de l'esprit, où la vie et la mort, le réel et l'imaginaire, le passé et le futur, le communicable et l'incommunicable, le haut et le bas cessent d'être perçus contradictoirement.
Sur ces terres en friche, où l'artiste a rejoint la géologie du monde, de souvenir en libre association, s'organise la dérive en poésie.





















