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La mort et les hommes en Haute-Marne au XIXe siècle. La morbidité en Haute-Marne au XIXe siècle, de 1780 à 1914 : caractère, causes, conditions

Par : Jean-Louis Maigrot
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  • Nombre de pages312
  • FormatPDF
  • ISBN2-307-47034-4
  • EAN9782307470342
  • Date de parution01/01/1987
  • Protection num.Digital Watermarking
  • Taille82 Mo
  • Infos supplémentairespdf
  • ÉditeurFeniXX réédition numérique (Domi...

Résumé

À notre époque, où la peur du SIDA, forme actualisée des « pestes » de l'Ancien Régime, relaie celle du cancer, autre forme de malédiction, et bien que la mortalité due à l'une et l'autre de ces maladies soit sans commune mesure, on voit resurgir, issues du fond de l'inconscient collectif, de vieilles peurs que la technique omniprésente, à défaut d'être omnisciente, avait occultées : la peur de la maladie que l'on ne maîtrise pas et qui se répand inexorablement, et qui s'accompagne de réactions d'exclusion des malades, de mises en quarantaine, de justifications par l'invocation d'un juste châtiment frappant une pauvre humanité qui n'en peut mais. Qui se souvient encore des épidémies meurtrières de typhoïde de Chaumont, Nogent, des années 1870 ; des fièvres, souvent mortelles, qui affectaient les communes du département, et qui finissent par disparaître, sans que l'on sût exactement de quel type de maladie il s'agissait ; et qui se souvient également des épidémies de choléra, qui ravageaient le département : 1833, 1849, et celle de 1854 qui, en 4 mois, de mai à septembre, frappa 31 853 personnes, soit près de 12 % de la population du département, et causa la mort d'un tiers de ces malades.
Qui peut s'imaginer les réactions que causerait, aujourd'hui, une telle épidémie, se traduisant, en moyenne, par 22 décès par commune en 3 mois, en plus de la mortalité normale ! Face à cela, des moyens de lutte dérisoires, et sans grand effet. On vend - en 1854 - des pommades contre le choléra ! Quant aux pratiques médicales, elles n'ont guère évolué depuis les médecins de Molière : les pestilences sont la cause des maladies et purger-saigner le malade reste le meilleur moyen d'évacuer les « miasmes » inhalés par le patient. Cet ouvrage est issu d'un travail universitaire.
Celui-ci a été débarrassé de tout son appareillage scientifique. Il est donc accessible à tous.