Michel Henrichot, professeur agrégé, enseigne la littérature au département de Lettres Modernes de l'Université de Bretagne Sud.
La litterature par l'etymologie
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- Nombre de pages310
- Date de parution29/11/2026
- FormatePub
- ISBN978-2-38680-201-0
- EAN9782386802010
- Protection num.Digital Watermarking
- Taille1 Mo
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurEDITIONS COMPLICITES
Résumé
Mille ans de littérature française, et plus de mille ans de mémoire dans chacun de ses mots. Insolites, poétiques, mystérieuses, paradoxales ou comiques, les étymologies des termes littéraires, qu'ils soient courants ou savants, recèlent d'innombrables surprises. Elles prêtent parfois à sourire, souvent à s'étonner, toujours à réfléchir. Aux yeux de l'étymologiste, l'enfant, le fantoche, le fantassin, l'infante, le bandit, le confesseur, le forban, le professeur et la fée appartiennent, aussi extravagant que paraisse cet attelage, à une seule et même famille.
L'art et l'ordinateur, l'article et l'orteil, l'arithmétique et l'artillerie, l'aristocrate et le gendarme forment eux aussi d'étonnants rapprochements. L'écrivain devient le proche cousin du critique comme du criminel ; le bibliothécaire rejoint, sans le savoir, le confiseur, le versificateur, l'apothicaire et le boutiquier. De parentés en coïncidences, le lecteur passe ainsi du blasphème au blâme, de la parabole à la parlotte, de l'arbalète à l'amphibologie et du grimoire à l'écrevisse.
Cadavres exquis ? Bien plutôt un aperçu des filiations secrètes dont la langue est prodigue, fruits d'une histoire et d'un imaginaire littéraires qui ne cessent de nous donner à penser. Précieux auxiliaire de l'étude de la langue et des lettres, l'étymologie ravive la mémoire des mots, ébranle nos certitudes et renouvelle notre regard sur la littérature et son langage. « Je pose en fait, assurait La Mettrie, qu'on pourra reconstruire, par la seule étymologie des mots, tout l'édifice de la sagesse humaine, quand nos stupides logomachies auront achevé de le ruiner.
»
L'art et l'ordinateur, l'article et l'orteil, l'arithmétique et l'artillerie, l'aristocrate et le gendarme forment eux aussi d'étonnants rapprochements. L'écrivain devient le proche cousin du critique comme du criminel ; le bibliothécaire rejoint, sans le savoir, le confiseur, le versificateur, l'apothicaire et le boutiquier. De parentés en coïncidences, le lecteur passe ainsi du blasphème au blâme, de la parabole à la parlotte, de l'arbalète à l'amphibologie et du grimoire à l'écrevisse.
Cadavres exquis ? Bien plutôt un aperçu des filiations secrètes dont la langue est prodigue, fruits d'une histoire et d'un imaginaire littéraires qui ne cessent de nous donner à penser. Précieux auxiliaire de l'étude de la langue et des lettres, l'étymologie ravive la mémoire des mots, ébranle nos certitudes et renouvelle notre regard sur la littérature et son langage. « Je pose en fait, assurait La Mettrie, qu'on pourra reconstruire, par la seule étymologie des mots, tout l'édifice de la sagesse humaine, quand nos stupides logomachies auront achevé de le ruiner.
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