La Grande Guerre peut-elle mourir?. Essai sur le référent 14-18 en France
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- FormatePub
- ISBN978-2-415-00627-3
- EAN9782415006273
- Date de parution13/09/2023
- Protection num.Digital Watermarking
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurOdile Jacob
Résumé
«?Depuis longtemps, je m'étais éloigné de la Grande Guerre. Et puis le politique a fini par me ramener vers elle, en deux occasions qui furent l'une et l'autre deux crises majeures traversées par la collectivité nationale. La première est celle de l'attentat du 13 novembre 2015, immédiatement transformé en une guerre par le pouvoir politique et les médias. La seconde, en 2020, correspond aux débuts de la pandémie de Covid.
Dans les deux cas, la Grande Guerre a fourni une ressource politique de premier ordre pour encadrer une opinion publique en plein désarroi. La France, qui a célébré pendant sept ans le Centenaire du premier conflit mondial, est le seul de tous les pays occidentaux où s'impose ainsi, en temps de crise, le narratif de la Grande Guerre. Voilà qui pousse à réfléchir un peu au statut si particulier du référent 14-18 dans notre pays.
À réfléchir aussi à son effacement possible?: peut-on imaginer qu'un jour la Grande Guerre cesse de véhiculer les affects puissants qu'elle continue de mobiliser chez chacun de nous ? Peut-on concevoir qu'elle puisse disparaître enfin de notre souvenir historique collectif ??» S. A.-R. Stéphane Audoin-Rouzeau est historien de la Grande Guerre, président du Centre international de recherche de l'Historial de la Grande Guerre.
Ses travaux l'ont conduit à s'intéresser au phénomène guerrier de manière plus générale, et notamment au génocide des Tutsi rwandais.
Dans les deux cas, la Grande Guerre a fourni une ressource politique de premier ordre pour encadrer une opinion publique en plein désarroi. La France, qui a célébré pendant sept ans le Centenaire du premier conflit mondial, est le seul de tous les pays occidentaux où s'impose ainsi, en temps de crise, le narratif de la Grande Guerre. Voilà qui pousse à réfléchir un peu au statut si particulier du référent 14-18 dans notre pays.
À réfléchir aussi à son effacement possible?: peut-on imaginer qu'un jour la Grande Guerre cesse de véhiculer les affects puissants qu'elle continue de mobiliser chez chacun de nous ? Peut-on concevoir qu'elle puisse disparaître enfin de notre souvenir historique collectif ??» S. A.-R. Stéphane Audoin-Rouzeau est historien de la Grande Guerre, président du Centre international de recherche de l'Historial de la Grande Guerre.
Ses travaux l'ont conduit à s'intéresser au phénomène guerrier de manière plus générale, et notamment au génocide des Tutsi rwandais.
«?Depuis longtemps, je m'étais éloigné de la Grande Guerre. Et puis le politique a fini par me ramener vers elle, en deux occasions qui furent l'une et l'autre deux crises majeures traversées par la collectivité nationale. La première est celle de l'attentat du 13 novembre 2015, immédiatement transformé en une guerre par le pouvoir politique et les médias. La seconde, en 2020, correspond aux débuts de la pandémie de Covid.
Dans les deux cas, la Grande Guerre a fourni une ressource politique de premier ordre pour encadrer une opinion publique en plein désarroi. La France, qui a célébré pendant sept ans le Centenaire du premier conflit mondial, est le seul de tous les pays occidentaux où s'impose ainsi, en temps de crise, le narratif de la Grande Guerre. Voilà qui pousse à réfléchir un peu au statut si particulier du référent 14-18 dans notre pays.
À réfléchir aussi à son effacement possible?: peut-on imaginer qu'un jour la Grande Guerre cesse de véhiculer les affects puissants qu'elle continue de mobiliser chez chacun de nous ? Peut-on concevoir qu'elle puisse disparaître enfin de notre souvenir historique collectif ??» S. A.-R. Stéphane Audoin-Rouzeau est historien de la Grande Guerre, président du Centre international de recherche de l'Historial de la Grande Guerre.
Ses travaux l'ont conduit à s'intéresser au phénomène guerrier de manière plus générale, et notamment au génocide des Tutsi rwandais.
Dans les deux cas, la Grande Guerre a fourni une ressource politique de premier ordre pour encadrer une opinion publique en plein désarroi. La France, qui a célébré pendant sept ans le Centenaire du premier conflit mondial, est le seul de tous les pays occidentaux où s'impose ainsi, en temps de crise, le narratif de la Grande Guerre. Voilà qui pousse à réfléchir un peu au statut si particulier du référent 14-18 dans notre pays.
À réfléchir aussi à son effacement possible?: peut-on imaginer qu'un jour la Grande Guerre cesse de véhiculer les affects puissants qu'elle continue de mobiliser chez chacun de nous ? Peut-on concevoir qu'elle puisse disparaître enfin de notre souvenir historique collectif ??» S. A.-R. Stéphane Audoin-Rouzeau est historien de la Grande Guerre, président du Centre international de recherche de l'Historial de la Grande Guerre.
Ses travaux l'ont conduit à s'intéresser au phénomène guerrier de manière plus générale, et notamment au génocide des Tutsi rwandais.