La France et le sionisme 1897-1948. Une rencontre manquée ?

Par : Catherine Nicault

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  • Nombre de pages322
  • FormatePub
  • ISBN978-2-7021-5079-5
  • EAN9782702150795
  • Date de parution01/04/2014
  • Copier CollerNon Autorisé
  • Protection num.Adobe & CARE
  • Taille950 Ko
  • Infos supplémentairesepub
  • ÉditeurCalmann-Lévy

Résumé

De 1896, année de publication de L'Etat juif, de Theodor Herzl, à 1948, quand l'Etat d'Israël est proclamé, les relations entre la France et le sionisme semblent avoir été dominées par l'incompréhension réciproque, voire par l'incompatibilité culturelle et idéologique. Au départ, pour les Juifs français, les républicains et les catholiques, le projet sioniste n'est qu'une utopie illégitime teintée, en outre, de germanophilie.
Les dirigeants sionistes, Herzl et Weizmann en tête - originaires d'Europe centrale et orientale - n'ont d'yeux que pour l'Allemagne ou l'Angleterre. Ils ne s'intéressent guère à une France qu'ils ne connaissent pas. On connaît la suite : après la Déclaration Balfour ( 1917 ), le sionisme est associé à l'Angleterre, notre alliée en Europe, notre rivale au Moyen-Orient depuis le démembrement de l'Empire ottoman.
Après la guerre, la France vote, en 1947, pour le plan de partage de la Palestine, mais ne reconnaît l'Etat d'Israël qu'au début de 1949. Pourquoi ? II y a eu, certes, la divergence ou l'opposition des intérêts au Proche-Orient. L'action de la France y reste animée par des principes ou des préoccupations dont Catherine Nicault note la persistance : le protectorat chrétien, l'anglophobie, l'antisionisme, une politique arabe éludant le choix entre l'amitié arabe et le maintien de la domination coloniale traditionnelle.
Si la France semble n'avoir jamais pris la pleine mesure de la véritable nature du sionisme, c'est que les catégories intellectuelles et politiques qui y règnent conduisent les diplomates comme l'opinion à être déroutés par les revendications sionistes. Ce livre dépeint les acteurs multiples de cette histoire singulière : hommes politiques ( Léon Blum, le général de Gaulle ), écrivains ( André Spire, Albert Cohen ), surtout les milieux du Quai d'Orsay ; du côté sioniste, Theodor Herzl, Chaïm Weizmann, David Ben Gourion.
II y a aussi l'opinion française, analysée avec finesse, en particulier celle des milieux juifs et des notables qui passent, en deux générations, de l'hostilité à la sympathie active envers le sionisme. Au carrefour de l'histoire politique et de celle des mentalités, un essai novateur, qui éclaire aussi le présent. II ne s'agit pas que du passé.
De 1896, année de publication de L'Etat juif, de Theodor Herzl, à 1948, quand l'Etat d'Israël est proclamé, les relations entre la France et le sionisme semblent avoir été dominées par l'incompréhension réciproque, voire par l'incompatibilité culturelle et idéologique. Au départ, pour les Juifs français, les républicains et les catholiques, le projet sioniste n'est qu'une utopie illégitime teintée, en outre, de germanophilie.
Les dirigeants sionistes, Herzl et Weizmann en tête - originaires d'Europe centrale et orientale - n'ont d'yeux que pour l'Allemagne ou l'Angleterre. Ils ne s'intéressent guère à une France qu'ils ne connaissent pas. On connaît la suite : après la Déclaration Balfour ( 1917 ), le sionisme est associé à l'Angleterre, notre alliée en Europe, notre rivale au Moyen-Orient depuis le démembrement de l'Empire ottoman.
Après la guerre, la France vote, en 1947, pour le plan de partage de la Palestine, mais ne reconnaît l'Etat d'Israël qu'au début de 1949. Pourquoi ? II y a eu, certes, la divergence ou l'opposition des intérêts au Proche-Orient. L'action de la France y reste animée par des principes ou des préoccupations dont Catherine Nicault note la persistance : le protectorat chrétien, l'anglophobie, l'antisionisme, une politique arabe éludant le choix entre l'amitié arabe et le maintien de la domination coloniale traditionnelle.
Si la France semble n'avoir jamais pris la pleine mesure de la véritable nature du sionisme, c'est que les catégories intellectuelles et politiques qui y règnent conduisent les diplomates comme l'opinion à être déroutés par les revendications sionistes. Ce livre dépeint les acteurs multiples de cette histoire singulière : hommes politiques ( Léon Blum, le général de Gaulle ), écrivains ( André Spire, Albert Cohen ), surtout les milieux du Quai d'Orsay ; du côté sioniste, Theodor Herzl, Chaïm Weizmann, David Ben Gourion.
II y a aussi l'opinion française, analysée avec finesse, en particulier celle des milieux juifs et des notables qui passent, en deux générations, de l'hostilité à la sympathie active envers le sionisme. Au carrefour de l'histoire politique et de celle des mentalités, un essai novateur, qui éclaire aussi le présent. II ne s'agit pas que du passé.