La figure de l'habitant. Sociologie politique de la "demande sociale"
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- Nombre de pages184
- FormatMulti-format
- ISBN978-2-7535-3884-9
- EAN9782753538849
- Date de parution17/07/2015
- Protection num.NC
- Infos supplémentairesMulti-format incluant PDF avec W...
- ÉditeurPresses universitaires de Rennes
Résumé
Répondre à la demande des habitants. Cette préoccupation est fréquemment affichée par des élus locaux soucieux de justifier et légitimer leurs interventions publiques. Les sondages d'opinion, les questionnaires, les comités de quartier, etc., sont autant de mises en scène d'une posture où les compétiteurs politiques présentent les « attentes » des habitants comme inspirant toute initiative politique.
Comment la référence à la demande de l'habitant devient-elle un registre incontournable de « l'action publique locale » ? Quelles sont les conditions d'identification, de mesure et de construction de cette « demande » ? Et au final, comment sont produits les dispositifs et les discours présentés comme constituant « l'action publique locale » ? Les auteurs réunis dans cet ouvrage montrent que la rhétorique de la « demande » procède du jeu électoral, dans lequel elle peut constituer une ressource pour des entreprises politiques concurrentielles, un outil de fidélisation électorale, ou encore contribuer à l'entretien d'une marque partisane.
Il n'y a de « demande » et « d'action publique » présumée en découler que dans « l'offre » politique qui résulte du jeu d'interdépendances entre des partenaires-rivaux (aspirants aux mandats électifs, journalistes, responsables associatifs, syndicalistes, fonctionnaires, experts, etc.). Loin d'être le résultat du constat de « besoins » objectifs et de « solutions » adaptées, les dispositifs et les discours présentés comme « réponse » à la « demande » des habitants découlent en pratique du travail de mobilisation électorale, contraint par l'état des rapports de force entre des acteurs politiques en interdépendance.
Comment la référence à la demande de l'habitant devient-elle un registre incontournable de « l'action publique locale » ? Quelles sont les conditions d'identification, de mesure et de construction de cette « demande » ? Et au final, comment sont produits les dispositifs et les discours présentés comme constituant « l'action publique locale » ? Les auteurs réunis dans cet ouvrage montrent que la rhétorique de la « demande » procède du jeu électoral, dans lequel elle peut constituer une ressource pour des entreprises politiques concurrentielles, un outil de fidélisation électorale, ou encore contribuer à l'entretien d'une marque partisane.
Il n'y a de « demande » et « d'action publique » présumée en découler que dans « l'offre » politique qui résulte du jeu d'interdépendances entre des partenaires-rivaux (aspirants aux mandats électifs, journalistes, responsables associatifs, syndicalistes, fonctionnaires, experts, etc.). Loin d'être le résultat du constat de « besoins » objectifs et de « solutions » adaptées, les dispositifs et les discours présentés comme « réponse » à la « demande » des habitants découlent en pratique du travail de mobilisation électorale, contraint par l'état des rapports de force entre des acteurs politiques en interdépendance.
Répondre à la demande des habitants. Cette préoccupation est fréquemment affichée par des élus locaux soucieux de justifier et légitimer leurs interventions publiques. Les sondages d'opinion, les questionnaires, les comités de quartier, etc., sont autant de mises en scène d'une posture où les compétiteurs politiques présentent les « attentes » des habitants comme inspirant toute initiative politique.
Comment la référence à la demande de l'habitant devient-elle un registre incontournable de « l'action publique locale » ? Quelles sont les conditions d'identification, de mesure et de construction de cette « demande » ? Et au final, comment sont produits les dispositifs et les discours présentés comme constituant « l'action publique locale » ? Les auteurs réunis dans cet ouvrage montrent que la rhétorique de la « demande » procède du jeu électoral, dans lequel elle peut constituer une ressource pour des entreprises politiques concurrentielles, un outil de fidélisation électorale, ou encore contribuer à l'entretien d'une marque partisane.
Il n'y a de « demande » et « d'action publique » présumée en découler que dans « l'offre » politique qui résulte du jeu d'interdépendances entre des partenaires-rivaux (aspirants aux mandats électifs, journalistes, responsables associatifs, syndicalistes, fonctionnaires, experts, etc.). Loin d'être le résultat du constat de « besoins » objectifs et de « solutions » adaptées, les dispositifs et les discours présentés comme « réponse » à la « demande » des habitants découlent en pratique du travail de mobilisation électorale, contraint par l'état des rapports de force entre des acteurs politiques en interdépendance.
Comment la référence à la demande de l'habitant devient-elle un registre incontournable de « l'action publique locale » ? Quelles sont les conditions d'identification, de mesure et de construction de cette « demande » ? Et au final, comment sont produits les dispositifs et les discours présentés comme constituant « l'action publique locale » ? Les auteurs réunis dans cet ouvrage montrent que la rhétorique de la « demande » procède du jeu électoral, dans lequel elle peut constituer une ressource pour des entreprises politiques concurrentielles, un outil de fidélisation électorale, ou encore contribuer à l'entretien d'une marque partisane.
Il n'y a de « demande » et « d'action publique » présumée en découler que dans « l'offre » politique qui résulte du jeu d'interdépendances entre des partenaires-rivaux (aspirants aux mandats électifs, journalistes, responsables associatifs, syndicalistes, fonctionnaires, experts, etc.). Loin d'être le résultat du constat de « besoins » objectifs et de « solutions » adaptées, les dispositifs et les discours présentés comme « réponse » à la « demande » des habitants découlent en pratique du travail de mobilisation électorale, contraint par l'état des rapports de force entre des acteurs politiques en interdépendance.