Henri Troyat, né en 1911 à Moscou est romancier et biographe. Il a obtenu le prix Goncourt en 1938 pour L'Araigne. Parmi ses livres parus chez Grasset, rappelons : Terribles tsarines (1998), Marina Tsvetaeva (2001), L'étage des bouffons (2002), Paul 1er (2002), La Baronne et le musicien (2004), Alexandre III (2004) et La Fiancée de l'ogre (2004).
La fiancée de l'ogre
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- Nombre de pages252
- FormatePub
- ISBN2-246-79167-7
- EAN9782246791676
- Date de parution06/10/2004
- Copier CollerNon Autorisé
- Protection num.Adobe & CARE
- Taille664 Ko
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurGrasset
Résumé
En s'inspirant de l'histoire véridique, mais peu connue en France, du projet de mariage entre Napoléon Ier et la grande-duchesse Anna Pavlovna, soeur cadette du tsar Alexandre Ier, Henri Troyat a imaginé les naïves espérances, mêlées de crainte, de la jeune princesse, à l'idée de son hymen avec un foudre de guerre dont le seul nom terrorisait l'Europe. Tout en sachant qu'elle n'est, sans doute, qu'un pion sur l'échiquier politique, elle se surprend à rêver que l'Ogre corse l'a choisie à cause des propos flatteurs qu'on tient à son sujet dans les différentes chancelleries, qu'elle finira peut-être par le séduire, par lui ôter des mains l'horrible glaive dont il est si fier et que, grâce à elle, la Russie sera épargnée...
Rien ne désarme plus sûrement un sabreur que de lui passer la bague au doigt, se dit-elle. C'est le cheminement de cette folle illusion que l'auteur évoque avec une tendre ironie, à travers le journal aprocryphe de la jeune fille. A chaque page de cette confession, le lecteur songe irrésistiblement aux haines qui auraient été évitées et aux vies qui auraient été épargnées, si l'union entre l'empereur français et la grande-duchesse russe avait abouti contre vents et marées.
Rien ne désarme plus sûrement un sabreur que de lui passer la bague au doigt, se dit-elle. C'est le cheminement de cette folle illusion que l'auteur évoque avec une tendre ironie, à travers le journal aprocryphe de la jeune fille. A chaque page de cette confession, le lecteur songe irrésistiblement aux haines qui auraient été évitées et aux vies qui auraient été épargnées, si l'union entre l'empereur français et la grande-duchesse russe avait abouti contre vents et marées.
















