Isabelle Guérin est socioéconomiste, directrice de recherche à l'IRD et au Cessma, affiliée à l'Institut français de Pondichéry. Elle a cofondé et codirige l'Observatoire des dynamiques rurales et des inégalités sociales en Inde du Sud. Elle a publié de nombreux ouvrages sur la financiarisation des inégalités, les résistances qu'elle suscite et les manières d'enquêter qui font dialoguer les vies et les chiffres.
La femme endettée. A l'ombre de la finance mondialisée
Par :Formats :
Disponible dans votre compte client Decitre ou Furet du Nord dès validation de votre commande. Le format ePub est :
- Compatible avec une lecture sur My Vivlio (smartphone, tablette, ordinateur)
- Compatible avec une lecture sur liseuses Vivlio
- Pour les liseuses autres que Vivlio, vous devez utiliser le logiciel Adobe Digital Edition. Non compatible avec la lecture sur les liseuses Kindle, Remarkable et Sony
, qui est-ce ?Notre partenaire de plateforme de lecture numérique où vous retrouverez l'ensemble de vos ebooks gratuitement
Pour en savoir plus sur nos ebooks, consultez notre aide en ligne ici
- Nombre de pages241
- FormatePub
- ISBN978-2-348-08526-0
- EAN9782348085260
- Date de parution12/02/2026
- Protection num.Digital Watermarking
- Taille2 Mo
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurLa Découverte
Résumé
Emprunter. Rembourser. Se priver. Espérer. Recommencer.
Loin des gratte-ciel et des salles de marché de New York et de Shanghai, où des hommes riches et diplômés animent les marchés financiers à l'aide d'algorithmes complexes, une autre figure de la finance se dessine : celle de la femme endettée. Elle n'est ni banquière ni spéculatrice. Elle veille sur les siens, compte chaque sou, s'endette pour nourrir, loger, soigner, marier.
Elle négocie, quémande, parfois se vend. Et toujours, elle paie. De la France au Tamil Nadu, du Sénégal au Maroc, ce livre part à sa rencontre. Il dévoile le rôle central - mais ignoré - qu'elle joue dans le fonctionnement quotidien du capitalisme. Ces femmes qui contractent de petites dettes ne sont pas à sa marge, mais en son cour : sans elles, pas de consommation, pas de profits. Sans elles, la machine ne tourne pas. En mêlant ethnographie, enquêtes statistiques et récit engagé, Isabelle Guérin révèle une autre face du capitalisme, fondée non sur l'abstraction financière, mais sur la honte, l'épuisement et la discipline des femmes.
Elle éclaire aussi le patriarcat comme un régime de dette permanente : être femme, c'est devoir - à ses enfants, à son conjoint, à l'État, aux banques, aux dieux, à la nation. Mais la dette peut aussi se retourner. De chaîne, elle devient lien. La Femme endettée n'est pas qu'une enquête sur la dette : c'est une clé pour penser autrement nos interdépendances. L'ouvrage montre comment l'économie, loin d'être un monde à part, est intimement nouée à la parenté, au corps, à la sexualité.
Repenser la dette, c'est repenser ce à quoi - et à qui - nous tenons vraiment.
Elle négocie, quémande, parfois se vend. Et toujours, elle paie. De la France au Tamil Nadu, du Sénégal au Maroc, ce livre part à sa rencontre. Il dévoile le rôle central - mais ignoré - qu'elle joue dans le fonctionnement quotidien du capitalisme. Ces femmes qui contractent de petites dettes ne sont pas à sa marge, mais en son cour : sans elles, pas de consommation, pas de profits. Sans elles, la machine ne tourne pas. En mêlant ethnographie, enquêtes statistiques et récit engagé, Isabelle Guérin révèle une autre face du capitalisme, fondée non sur l'abstraction financière, mais sur la honte, l'épuisement et la discipline des femmes.
Elle éclaire aussi le patriarcat comme un régime de dette permanente : être femme, c'est devoir - à ses enfants, à son conjoint, à l'État, aux banques, aux dieux, à la nation. Mais la dette peut aussi se retourner. De chaîne, elle devient lien. La Femme endettée n'est pas qu'une enquête sur la dette : c'est une clé pour penser autrement nos interdépendances. L'ouvrage montre comment l'économie, loin d'être un monde à part, est intimement nouée à la parenté, au corps, à la sexualité.
Repenser la dette, c'est repenser ce à quoi - et à qui - nous tenons vraiment.














