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  • FormatePub
  • ISBN978-2-259-21937-2
  • EAN9782259219372
  • Date de parution23/08/2012
  • Copier Coller02 page(s) autorisée(s)
  • Protection num.Adobe & CARE
  • Taille2 Mo
  • Infos supplémentairesepub
  • ÉditeurPlon
  • TraducteurAnouk Neuhoff

Résumé

Chronique culturelle foisonnante, La fabrique des illusions est un roman ambitieux et prenant qui saisit un monde et une génération à travers l'univers de la publicité dans l'Amérique des années 1990. Molly Howe ne s'attache à personne. Elle traverse l'existence telle une ombre, fuyante et insaisissable, son propre pouvoir de fascination lui échappe. Trop à l'étroit dans un monde étriqué, elle s'enfuit à Berkeley où elle rencontre John Wheelwright, étudiant en histoire de l'art, prêt à tout pour elle.
Jusqu'à ce qu'elle disparaisse. À dix années de là, New York. John est devenu un jeune homme brillant, sa carrière dans la publicité démarre en flèche, il vient d'être repéré par le gourou visionnaire Mal Osbourne et s'apprête à le suivre dans un défi exaltant et révolutionnaire : tuer la publicité et sauver la création. Absorbé tout entier par l'aventure, il a presque oublié cette béance dans son passé, jusqu'à ce que Molly rejaillisse de l'ombre.
Chassé-croisé narratif de génie, La Fabrique des illusions entremêle les trajectoires de ses créatures et dresse le portrait d'une gigantesque machine à rêves : l'Amérique des années 1980-1990. Jonathan Dee écrit pour le New York Times Magazine, la revue Harper's et la Paris Review. Il enseigne à l'université de Columbia. Les Privilèges, son premier roman publié en France en 2011, a reçu le prix Fitzgerald.
Il a également été désigné comme la découverte étrangère de l'année par le magazine Lire et l'un des vingt-cinq meilleurs livres de l'année par Le Point. Avec La Fabrique des illusions, Jonathan Dee continue de dévoiler la palette de ses talents. À rebours de la vogue des romans d'anticipation, il revient sur les pas du monde d'images qui a accouché des désillusions d'aujourd'hui. Cette Amérique-là est la sienne, cette culture est son patrimoine, celle qui baigne toute une génération d'auteurs, de Jeffrey Eugenides à Don DeLillo et Richard Russo.
" Un grand roman, très impressionnant. Jonathan Dee livre ici une chronique culturelle intense et foisonnante. "New York Times Book Review

Avis libraires
Commentaires laissés par les libraires

1 Coup de cœur
de nos libraires
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FabienDecitre Part-Dieu
4/5
“ La fabrique des illusions ”
Le livre s'ouvre et se referme avec le personnage de Molly, un être à part, elle traverse tout le roman comme une étoile filante, dégageant un magnétisme troublant pour son entourage. Dans cette période, déjà difficile, de l'adolescence, elle va avoir une aventure fugitive avec un père de famille. Se sentant déjà différente, elle va pourtant prendre de plein fouet un rejet généralisé au sein même de sa famille, pourtant « cette espèce d'ostracisme sidéré n'était pas grave », elle éprouve toujours un certain détachement. Alors que, de son côté, elle est capable d'évaluer un homme en moins de cinq minutes, de leur côté les hommes « ne cesseraient jamais d'essayer de pénétrer un mystère qu'ils n'avaient aucune chance de comprendre ». De plus, cette place de paria qu'on lui assigne, va devenir un mode de vie, elle existe désormais dans la marge, elle se veut presque invisible, en fuite permanente. Elle va même jusqu'à éprouver de la douleur qu'on puisse se soucier d'elle, elle n'éprouve pas vraiment de l'amour, mais une seule fois, « une envie éperdue d'être normale ». L'auteur opère une coupure en alternance dans la narration, pour présenter un autre personnage qui travaille dans le milieu de la publicité, on va suivre un moment crucial de sa carrière, sa rencontre avec un personnage emblématique de ce milieu qui lui propose de travailler avec lui. Ce gourou cherche à opérer un rapprochement entre les pratiques artistiques et la culture de masse, les objets ou les entreprises à promouvoir passant au second plan, la publicité devenant elle-même une oeuvre d'art à part entière. L'auteur leur oppose le discours de la contre-culture à travers les personnages d'un cinéaste et de deux universitaires activistes. Cette collusion entre art et publicité est un discours typiquement américain, alors que l'Europe a une culture ancestrale, « contrairement à l'Amérique; laquelle masquait son absence de racines culturelles sous la constante exaltation de la nouveauté, laquelle, au lieu de se soucier d'éternité, avait parachevé l'art d'oublier, de manière à pouvoir réapprendre les mêmes choses à l'infini avec un enchantement sans cesse renouvelé ». La lecture du roman m'a beaucoup fait penser à l'ouvrage d'Umberto Eco, La guerre du faux. Les deux histoires vont se rejoindre, la troublante Molly créant le manque sur son passage, ne laissant aux hommes qu'elles croisent que la possibilité de constater cette perte et de résoudre l'aporétique de l'amour, entre maîtrise et autonomie, la singularité de cette jeune femme étant qu'elle se refuse à subir cette dialectique, pour elle « (…) il vaut mieux ne pas être aimée du tout que d'être aimée d'une manière qui n'est pas authentique ». L'écriture se déploie avec beaucoup d'aisance malgré sa densité, la description de la psychologie des personnages est très élaborée, la tentative d'écriture expérimentale sur le dernier quart du livre est superflue.

Avis des lecteurs
Commentaires laissés par nos lecteurs

2/5
sur 8 notes dont 4 avis lecteurs
“ Dénuder la réalité ”
Ce roman sur l’évanescence et l’impermanence du monde, des identités, des apparences, met en scène deux héros à deux moments distincts de leur vie avant que les temporalités se rejoignent. L’acuité de Jonathan Dee pour décrire les sentiments, l’intime, cette sorte de décalage entre l’esprit et le corps, a quelque chose d’aussi poétique qu’intimidant, comme si l’auteur se faufilait derrière les illusions – celles dont on se nourrit et celles qu’on entretient – et en révélait l’origine, levant le voile pour dénuder la réalité (plus de détails : https://pamolico.wordpress.com/2025/05/12/la-fabrique-des-illusions-jonathan-dee/)
avatar utilisateur
1/5
“ ...;et alors???  ”
J'ai persevéré jusqu'à 100 pages; mais j'ai craqué!!!! Terminé, refermé, .... La vie d'une ado dans une petite ville des Etats Unis dans les années 80 et en parallèle la vie professionnelle d'un adulte dans les années 2000 à New York. Après 100 pages, toujours aucun lien entre les 2 histoires. dommage, le résumé était intéressant.
“ Une déception!! ”
Le résumé était prometteur d'une histoire prenante et palpitante mais la lecture de ce roman s'est révélée lassante et poussive, à tel point que j'ai stoppé ma lecture à la 110ème des 446 pages de ce pavé. Tout avait pourtant bien commencé. Ce roman s'ouvre sur la vie de Molly que l'on suit dès son plus jeune âge, petite fille timide et renfermée que sa mère conduit à un casting photo. Puis sans autre forme de procès, on passe à la vie de John, jeune publicitaire dont on découvre la vie professionnelle dans une agence de publicité où il ne semble pas très heureux. Et les chapitres se succèdent ainsi passant d'un personnage à l'autre, avec un déséquilibre, de mon point de vue, entre les deux car autant Molly m'est apparue sensible et attachante autant j'ai ressenti John comme fade et quelconque. Alors à la lecture du résumé on sait que ces deux-là se sont rencontrés et on attend avec impatience de plonger dans le vif du sujet. Mais rien de vient et au bout de 100 pages, après une lecture déjà rendue difficile par les longueurs et la densité du style, mon intérêt pour cette histoire s'est envolé et l'envie de continuer a cédé la place à l'envie de plonger dans une autre histoire. Je ne dis pas que ce roman est mauvais (j'ai bien aimé le personnage de Molly) mais il n'a pas su maintenir mon intérêt et mon envie de tourner les pages. Bref, un roman à lire quand aucun autre ne vous attend derrière.
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