L'oeuvre impossible : Claudel, Genet, Fellini

Par : Jean-Bernard Moraly
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  • Nombre de pages212
  • FormatePub
  • ISBN978-2-304-04235-1
  • EAN9782304042351
  • Date de parution12/02/2021
  • Protection num.Adobe & CARE
  • Taille2 Mo
  • Infos supplémentairesepub
  • ÉditeurLe Manuscrit

Résumé

Il existe chez tout artiste une « oeuvre impossible », reprise, abandonnée, toujours inaccessible mais inlassablement méditée. Trois brouillons sont ici présentés que trois des artistes les plus grands et les plus prolifiques du XXe siècle ont laissés inachevés. Claudel a longtemps voulu écrire une oeuvre où le christianisme dialoguerait avec le judaïsme. Ce projet est continué dans un brouillon fascinant : On répète Tête d'or (1949) où des prisonniers préparent la pièce Tête d'or dans un camp, pendant la Seconde Guerre mondiale.
Jésus Christ (« le Fils de la Colombe ») y affronte le « garçon de café juif » (la Synagogue). Genet a longtemps travaillé à La Mort. En 1954, il en publie des Fragments. Quelques brouillons inédits (Les Folles, Peur de mourir) se rattachent au grand projet, finalement détruit. Le tournage raté d'Il Viaggio di G. Mastorna, voyage au pays des morts, est devenu une légende. Fellini écrit un scénario dont il abandonne le tournage.
À ce projet il reviendra souvent, sans pouvoir jamais le réaliser. Or il se pourrait que ces textes, bien qu'inachevés, autorisent l'approche la plus aiguë de l'oeuvre de Claudel, Genet, Fellini. Bien qu'inachevés ? Y aurait-il un lien fondamental entre l'oeuvre impossible et le reste de l'oeuvre que ces projets fantômes éclairent de façon nouvelle ? Toute oeuvre ne serait-elle pas, essentiellement, impossible ?
Il existe chez tout artiste une « oeuvre impossible », reprise, abandonnée, toujours inaccessible mais inlassablement méditée. Trois brouillons sont ici présentés que trois des artistes les plus grands et les plus prolifiques du XXe siècle ont laissés inachevés. Claudel a longtemps voulu écrire une oeuvre où le christianisme dialoguerait avec le judaïsme. Ce projet est continué dans un brouillon fascinant : On répète Tête d'or (1949) où des prisonniers préparent la pièce Tête d'or dans un camp, pendant la Seconde Guerre mondiale.
Jésus Christ (« le Fils de la Colombe ») y affronte le « garçon de café juif » (la Synagogue). Genet a longtemps travaillé à La Mort. En 1954, il en publie des Fragments. Quelques brouillons inédits (Les Folles, Peur de mourir) se rattachent au grand projet, finalement détruit. Le tournage raté d'Il Viaggio di G. Mastorna, voyage au pays des morts, est devenu une légende. Fellini écrit un scénario dont il abandonne le tournage.
À ce projet il reviendra souvent, sans pouvoir jamais le réaliser. Or il se pourrait que ces textes, bien qu'inachevés, autorisent l'approche la plus aiguë de l'oeuvre de Claudel, Genet, Fellini. Bien qu'inachevés ? Y aurait-il un lien fondamental entre l'oeuvre impossible et le reste de l'oeuvre que ces projets fantômes éclairent de façon nouvelle ? Toute oeuvre ne serait-elle pas, essentiellement, impossible ?