Marc Lambron est l'auteur chez Flammarion de l'oil du silence (1993, prix Famine) et chez Grasset de 1941 (1997), Étrangers dans la nuit (2001), et Les Menteurs (2004)
Prix Femina
L'oeil du silence
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- Nombre de pages478
- FormatePub
- ISBN978-2-08-130171-9
- EAN9782081301719
- Date de parution13/03/2013
- Protection num.Adobe DRM
- Taille512 Ko
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurFlammarion
Résumé
"Une silhouette portant le treillis réglementaire de War Correspondent se tenait là, en conversation avec quelqu'un que l'angle dérobait à ma vue. Les slacks tombant sur les rangers de campagne, la ceinture serrant la taille, l'étoile blanche cousue sur la manche ne trompaient pas. C'était l'uniforme d'un journaliste ou d'un photographe accrédité auprès de l'US Army. Mais le relâché élégant, la forme blousée que prenait la vareuse à l'évasement, et surtout la chevelure blonde frôlant les épaules ne laissaient guère de doutes : une femme.
Vue de profil, elle me parut très belle.
Une lumière étrange venue du hall adoucissait ses contours. On lui aurait donné trente-cinq ans, peut-être moins. Ses gestes rapides, son sourire étaient plutôt d'une continentale : elle portait un uniforme américain, mais quelque chose en elle trahissait l'Européenne. A un mot de son interlocuteur invisible, elle rejeta la tête en arrière, comme pour rire, et sa main vint glisser dans sa chevelure libre.
L'éclairage, mais était-ce seulement l'éclairage, soulignait à distance une peau très blanche. Une blancheur de statue à jamais descendue du socle. Je ne pouvais entendre ce qu'elle disait, mais le mouvement des lèvres me parut correspondre à du français." Prix Femina 1993
Une lumière étrange venue du hall adoucissait ses contours. On lui aurait donné trente-cinq ans, peut-être moins. Ses gestes rapides, son sourire étaient plutôt d'une continentale : elle portait un uniforme américain, mais quelque chose en elle trahissait l'Européenne. A un mot de son interlocuteur invisible, elle rejeta la tête en arrière, comme pour rire, et sa main vint glisser dans sa chevelure libre.
L'éclairage, mais était-ce seulement l'éclairage, soulignait à distance une peau très blanche. Une blancheur de statue à jamais descendue du socle. Je ne pouvais entendre ce qu'elle disait, mais le mouvement des lèvres me parut correspondre à du français." Prix Femina 1993




















