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L'imposture algérienne. Lettres secrètes d'un sous-lieutenant de 1960 à 1962
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- Nombre de pages295
- FormatePub
- ISBN2-402-01107-6
- EAN9782402011075
- Date de parution01/01/1991
- Protection num.Digital Watermarking
- Taille563 Ko
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurFeniXX réédition numérique (Fili...
Résumé
19 mars 1962 : les accords d'Évian ratifient l'indépendance de l'Algérie. Dès lors, ce fut l'hallali pour tous les Français d'Algérie qui avaient eu la naïveté de croire au discours prononcé par de Gaulle à Mostaganem en 1958 : « Vive l'Algérie française ! » Trente ans plus tard, en 1992, l'Algérie souffre toujours, déchirée par ses contradictions historiques et culturelles, ses désordres économiques et sociaux, son incompatible aspiration à un État laïque démocratique et moderne, malgré la tentation toujours présente d'un État religieux dans la tradition islamique, incarnée aujourd'hui dans la percée foudroyante du FIS.
Il aura fallu trente ans au colonel Guy Doly-Linaudière pour accepter de rendre publiques les lettres qu'il adressa à sa mère depuis l'Algérie, conservées jusqu'à ce jour dans le secret d'un coffre. Jeune sous-lieutenant, saint-cyrien de la promotion « Terre d'Afrique », il est affecté en 1960 dans le Constantinois, où il traque les fellagha dans un terrain montagneux et difficile. Il vit avec intensité dans Alger le putsch d'avril 1961 puis, avec son régiment, rejoint Oran où il est témoin au printemps et en juillet 1962 de l'assassinat de la ville et des derniers jours du combat pour l'Algérie française.
Les actions auxquelles il a été mêlé n'ont pas altéré sa fougue et sa foi, mais s'y est ajouté peu à peu le goût de l'amertume propre aux trahisons. Submergé par la sanglante confusion d'une décolonisation menée en catastrophe, comme tous les fidèles à l'Algérie française, il découvre, effondré, la seule issue honteuse et dérisoire proposée : « la valise ou le cercueil ». Paradoxalement surnommé, vingt ans après, le « colonel rouge », combattant des guerres d'idées de notre époque, Guy Doly-Linaudière garde cette blessure vive et sanglante au fond de ses tripes.
À travers ses lettres sans tiédeur ni prudence, avec l'ardeur et la passion d'un jeune soldat confronté aux tueries d'une guerre révolutionnaire qui ne saurait être belle nulle part, il raconte sa vérité. Et n'hésite pas à faire tomber les idoles. Certes, les formulations sont brutes, les affirmations tranchantes. Point d'analyse. Car il s'agit d'un sursaut instinctif en pleine mouvance de l'histoire.
Un document à lire sans a priori où l'on découvre toute la furieuse réalité de cette imposture algérienne qui demeure encore cette plaie béante imprimée au fer rouge sur notre Histoire.
Il aura fallu trente ans au colonel Guy Doly-Linaudière pour accepter de rendre publiques les lettres qu'il adressa à sa mère depuis l'Algérie, conservées jusqu'à ce jour dans le secret d'un coffre. Jeune sous-lieutenant, saint-cyrien de la promotion « Terre d'Afrique », il est affecté en 1960 dans le Constantinois, où il traque les fellagha dans un terrain montagneux et difficile. Il vit avec intensité dans Alger le putsch d'avril 1961 puis, avec son régiment, rejoint Oran où il est témoin au printemps et en juillet 1962 de l'assassinat de la ville et des derniers jours du combat pour l'Algérie française.
Les actions auxquelles il a été mêlé n'ont pas altéré sa fougue et sa foi, mais s'y est ajouté peu à peu le goût de l'amertume propre aux trahisons. Submergé par la sanglante confusion d'une décolonisation menée en catastrophe, comme tous les fidèles à l'Algérie française, il découvre, effondré, la seule issue honteuse et dérisoire proposée : « la valise ou le cercueil ». Paradoxalement surnommé, vingt ans après, le « colonel rouge », combattant des guerres d'idées de notre époque, Guy Doly-Linaudière garde cette blessure vive et sanglante au fond de ses tripes.
À travers ses lettres sans tiédeur ni prudence, avec l'ardeur et la passion d'un jeune soldat confronté aux tueries d'une guerre révolutionnaire qui ne saurait être belle nulle part, il raconte sa vérité. Et n'hésite pas à faire tomber les idoles. Certes, les formulations sont brutes, les affirmations tranchantes. Point d'analyse. Car il s'agit d'un sursaut instinctif en pleine mouvance de l'histoire.
Un document à lire sans a priori où l'on découvre toute la furieuse réalité de cette imposture algérienne qui demeure encore cette plaie béante imprimée au fer rouge sur notre Histoire.




