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L'Impératrice fatale T1: La fille orchidée

Par : Gerald Messadié
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  • Nombre de pages330
  • FormatePub
  • ISBN978-2-8098-0812-4
  • EAN9782809808124
  • Date de parution05/09/2012
  • Protection num.Digital Watermarking
  • Taille1 Mo
  • Infos supplémentairesepub
  • ÉditeurArchipel

Résumé

De tous les personnages de pouvoir, Tseu-hi (1835-1908) reste l'un des plus fascinants. Celle qui régna pendant un demi-siècle en maîtresse absolue de la Chine tenta en vain de protéger l'Empire du Milieu contre la sédition et le dépeçage par le Japon et les puissances occidentales. La " fille orchidée " entre comme concubine au palais impérial en 1851. Simple figurante dans la Cité interdite, elle devient en peu d'années, grâce à sa volonté, son intelligence et sa beauté, une actrice de premier plan.
À 17 ans, elle donne naissance à l'héritier, le futur empereur Tongzhi. À 26 ans, elle est nommée impératrice douairière. Convaincue de la suprématie des Mandchous et de la sienne propre, Tseu-hi ne recule devant aucun crime pour protéger le règne des Q'ing mandchous des intrusions du monde extérieur. Sa rivale, la précédente impératrice douairière Tseu-han, disparaîtra de la scène en 1881, probablement empoisonnée - tout comme Tongzhi, qui meurt à 19 ans...
Tseu-hi a mené au tombeau la dynastie qu'elle voulait défendre à tout prix. C'est avec la verve du romancier que Gerald Messadié raconte le destin de cette jeune fille que le pouvoir va transformer en monstre de cynisme...

Avis des lecteurs
Commentaires laissés par nos lecteurs

3/5
sur 2 notes dont 2 avis lecteurs
“ Ennuyeux et partial ”
Elle s'appelle Yehenara et grandit à Nankin dans une famille mandchoue aisée. Sa vie est toute tracée, son père, capitaine de la Septième Bannière lui trouvera un bon parti et elle se mariera. Mais parfois le destin vient bouleverser les projets les plus raisonnables. Un poste à Canton, une sombre affaire de corruption et la famille revient à Pékin sans le sou. Les bons partis s'envolent et Yehenara n'a d'autre choix que d'entrer comme concubine de l'empereur au palais impérial. Là, elle devient Lan Er, une fille de bonne famille parmi tant d'autres avec peu d'espoir d'être remarquée par l'empereur. Alors, elle s'instruit, apprend la calligraphie, le chant, l'art d'aimer. Sa beauté et sa personnalité ne tardent pas à attirer l'oeil de l'empereur qui tombe sous son charme, l'invite dans son lit et lui fait un enfant. C'est ce fils, cet unique héritier qui lui donnera le pouvoir auquel elle aspire. Quand l'empereur meurt, elle évince ses rivaux et régente l'empire selon les principes inculqués par son père : le pouvoir doit rester entre les mains des mandchous, les étrangers doivent être combattus, au même titre que les rebelles T'aï P'ing qui menacent l'empire. Manipulations, assassinats, alliances, trahisons, celle qui s'appelle dorénavant Tseu-hi, ne reculera devant rien pour conserver le pouvoir pendant près de la moitié du XIXè siècle. Si on découvre la célèbre Cité Interdite comme si on y était, il manque un souffle romanesque à ce récit. Le protocole, les traditions, les intrigues, la corruption,etc. Rien ne nous échappe. Mais une telle femme, un tel destin méritaient un autre traitement. Tseu-hi, sous la plume de Gérald MESSADIÉ, apparaît comme une perfide ambitieuse, éprise seulement de pouvoir, une mégalomane qui place la Chine au-dessus de tout et refuse tout contact avec les occidentaux. Ses motivations, ses sentiments ne sont pas suffisamment évoqués. L'auteur ne réussit pas à nous la rendre humaine. Et pourtant, de son point de vue, la façon dont les anglais, les français, et même les japonais, imposent leurs vues par la force des armes, ne pouvait être qu'une humiliation et il n'y a rien d'étonnant à ce qu'elle réagisse violemment. Là, on ne la voit que comme une xénophobe obtuse. MESSADIÉ ne semble pas aimé celle dont il a fait son héroïne et cela se ressent dans son récit. Elle a bien des défauts cette "impératrice fatale" mais elle a droit à l'impartialité tout de même! Pour la découvrir dans toute sa complexité, je conseille plutôt L'impératrice orchidée d'Anchee MIN qui a fait de Tseu-hi une biographie romancée très réussie. Un récit linéaire, à la limite de l'ennui, qui a le mérite d'évoquer des faits historiques mais qui souffre d'un manque d'empathie et se place peut-être trop du point de vue occidental.
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4/5
“ Impératrice ”
Quel personnage, quel destin !! Yehenara, petite fille chinoise de l’ethnie des Mandchous, a grandi dans la haine des «Longs Nez » transmise par son père, capitaine qui mourra assez jeune. Mais qui sont ces « Longs Nez » ? Ce sont les occidentaux qui envahissent la Chine Impériale, qui ont propagé et vendu l’opium dans tout l’Empire. Mais pourquoi un livre sur cette jeune fille ? Tout simplement parce que, avec la disgrâce puis la mort de son père, elle ne peut plus se marier, les partis ont fui et elle devient concubine de l’empereur Hsien-Feng. Le 27 avril 1856, nait de cette union, un fils Tsai-Chen, le Fils qui lui permettra de devenir « Concubine de la vertu féminine qui équivaut au rang de seconde épouse. A la mort de l’Empereur, elle devient régente avec la veuve qui n’est autre que sa cousine. Nous sommes dans un monde clos où Tseu-Hi (c’est son nouveau nom) règne en maîtresse. Elle luttera, entre autres, contre la horde des Taï Ping, elle vaincra le complot des la Bande des Huit et les Chapeaux de Fer qui veulent la renverser, uniquement parce qu’elle est une femme. Bien sûr, Tseu-Hi n’est pas un ange de bonté, sa peur de perdre Son Pays lui a fait commettre l’irréparable, comme tuer son propre fils ! mais retournons-nous sur notre propre histoire ! Gouvernée elle-même pas sa haine des occidentaux qui, on le lit dans le livre de Gérald Méssadié, ont eu un comportement odieux et méprisant vis-à-vis de cette civilisation, Tseu-Hi refusera tout d’Eux, jusqu’au modernisme qui arrive. Dans ce vase clos qu’est la Cité Interdite, il n’y a que complots, tentatives d’empoisonnement, de meurtre, délation, corruption…. Les conseillers, sauf une poignée, n’osent pas dire la stricte vérité de peur d’être punis. Un livre dense, très intéressant et, je pense, objectif. J’ai arrêté ma lecture quelques jours pour reprendre mon souffle, ingurgiter toutes les péripéties. Quelle histoire !! rien ne préparait Yehenara à ce destin grandiose. De quelle ténacité elle à dû faire preuve avec ce mari et ce fils sous l’emprise de l’opium et des eunuques ! Gérald Messadié, d’une écriture classique et très agréable, nous raconte les Grandeur de la dynastie et décadence des empereurs.
  • Passionnant