L'imagination. Aristote, Malebranche, Bachelard
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- Nombre de pages192
- FormatePub
- ISBN2-200-24208-5
- EAN9782200242084
- Date de parution26/06/2006
- Copier CollerNon Autorisé
- Protection num.Adobe & CARE
- Taille242 Ko
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurArmand Colin
Résumé
Avoir de l'imagination est une qualité commune. Mais savoir ce qu'est l'imagination ne se laisse pas facilement concevoir... ou imaginer ! Existe-t-il vraiment en nous une faculté des images ? Ou bien ne faisons-nous qu'associer confusément une diversité de fonctions (reproduction passée, production de fiction, création de réalité nouvelle), en liaison avec l'attribution culturelle d'une valeur positive ou négative à l'image ? Si les enjeux épistémologiques et esthétiques sont assez manifestes et ont alimenté maintes controverses philosophiques, la dimension éthique et politique de la réflexion sur l'imagination ne saurait être négligée. Analyse de la notionÀ faire le grand écart entre image et imaginaire, imitation et fiction, perception et mémoire, reproduction et invention, pouvoir subjectif et imaginaire social, on est vite au rouet.
La vérité de l'imagination est peut-être contenue dans ce paradoxe : son unité problématique est la condition du jeu créatif de toutes les facultés. Un paradoxe à portée anthropologique, voire métaphysique, celui de l'aptitude humaine à s'ouvrir indéfiniment au possible.Étude de textesDans le Traité de l'âme, Aristote découvre l'imagination comme faculté entre les sens et l'intellect. Mais l'âme pense-t-elle par images ou contre elles ? Le rationalisme du XVIIe siècle critique l'imagination comme source d'erreur et d'illusion.
Malebranche, dans la Recherche de la vérité, développe une théorie de la force contagieuse de l'imagination. Bachelard, dans ses ouvrages de poétique comme L'Eau et les Rêves ou L'Air et les Songes, réévalue la puissance trompeuse des classiques : mieux définie par le vocable d'« imaginaire », l'imagination se confond avec le dynamisme de l'esprit. Laurent Cournarie, professeur de chaire supérieure, enseigne en Première supérieure (ENS-Lyon).
Il codirige une collection de philosophie et a notamment publié L'Existence (coll. Cursus, Armand Colin, 2001).
La vérité de l'imagination est peut-être contenue dans ce paradoxe : son unité problématique est la condition du jeu créatif de toutes les facultés. Un paradoxe à portée anthropologique, voire métaphysique, celui de l'aptitude humaine à s'ouvrir indéfiniment au possible.Étude de textesDans le Traité de l'âme, Aristote découvre l'imagination comme faculté entre les sens et l'intellect. Mais l'âme pense-t-elle par images ou contre elles ? Le rationalisme du XVIIe siècle critique l'imagination comme source d'erreur et d'illusion.
Malebranche, dans la Recherche de la vérité, développe une théorie de la force contagieuse de l'imagination. Bachelard, dans ses ouvrages de poétique comme L'Eau et les Rêves ou L'Air et les Songes, réévalue la puissance trompeuse des classiques : mieux définie par le vocable d'« imaginaire », l'imagination se confond avec le dynamisme de l'esprit. Laurent Cournarie, professeur de chaire supérieure, enseigne en Première supérieure (ENS-Lyon).
Il codirige une collection de philosophie et a notamment publié L'Existence (coll. Cursus, Armand Colin, 2001).





