Ancien élève de l'École normale supérieure de Saint-Cloud, docteur en histoire, Jean-Claude Daumas est maître de conférences à l'Université de Franche-Comté et à l'IEP de Paris, et participe aux travaux du GRHIS (CNRS, Université de Rouen). Ses recherches actuelles portent sur les districts industriels et le rôle des PME dans la croissance des Trente glorieuses.
L'amour du drap. Blin & Blin, 1827-1975, histoire d'une entreprise lainière familiale
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- Nombre de pages660
- FormatPDF
- ISBN2-402-47263-4
- EAN9782402472630
- Date de parution01/01/1999
- Protection num.Digital Watermarking
- Taille255 Mo
- Infos supplémentairespdf
- ÉditeurFeniXX réédition numérique (Pres...
Résumé
Prestigieuse entreprise lainière, Blin & Blin est une de ces sociétés familiales de taille moyenne, si caractéristiques du capitalisme français. Fondée en Alsace, à l'aube de la révolution industrielle, par un modeste colporteur juif, transférée en Normandie après la guerre de 1870, et devenue le fournisseur attitré des grands négociants du Quatre Septembre et de la Haute Couture, elle incarne - un siècle durant - un certain type d'entreprises textiles, celles qui, fortes d'un savoir-faire incomparable, ont fondé leur réussite sur la recherche de la qualité et la conquête des marchés étrangers.
Encore prospère dans les années 1950, grâce à un développement spectaculaire des exportations, elle a été incapable de s'adapter à la démocratisation de la consommation, et à l'essor du prêt-à-porter et, comme tant d'autres entreprises textiles, a été emportée par la crise des années 1970. Exceptionnellement riches, ses archives permettent d'en faire une histoire totale - à la fois économique, sociale et culturelle.
Tous les aspects en sont évoqués : les techniques, du métier à bras au métier à tisser sans navette - les lieux de production, de l'atelier domestique à l'usine intégrée - le financement - les produits, des tissus cardés, beaux et chers, destinés à l'habillement - les ouvriers, qu'une habile politique sociale a attachés à l'usine - une culture d'entreprise originale, qui associe culte de la qualité et paternalisme - et cinq générations de patrons, qui forment une belle dynastie industrielle restée fidèle, après bien des métamorphoses, à la religion du fondateur.
Sans oublier la transformation réussie de l'usine, vidée de ses machines et de ses ouvriers, en un bel ensemble immobilier, à travers lequel survit à Elbeuf le souvenir de la draperie.
Encore prospère dans les années 1950, grâce à un développement spectaculaire des exportations, elle a été incapable de s'adapter à la démocratisation de la consommation, et à l'essor du prêt-à-porter et, comme tant d'autres entreprises textiles, a été emportée par la crise des années 1970. Exceptionnellement riches, ses archives permettent d'en faire une histoire totale - à la fois économique, sociale et culturelle.
Tous les aspects en sont évoqués : les techniques, du métier à bras au métier à tisser sans navette - les lieux de production, de l'atelier domestique à l'usine intégrée - le financement - les produits, des tissus cardés, beaux et chers, destinés à l'habillement - les ouvriers, qu'une habile politique sociale a attachés à l'usine - une culture d'entreprise originale, qui associe culte de la qualité et paternalisme - et cinq générations de patrons, qui forment une belle dynastie industrielle restée fidèle, après bien des métamorphoses, à la religion du fondateur.
Sans oublier la transformation réussie de l'usine, vidée de ses machines et de ses ouvriers, en un bel ensemble immobilier, à travers lequel survit à Elbeuf le souvenir de la draperie.







