Philosophe, Robert Redeker est l'auteur d'une oeuvre remarquée en France comme à l'étranger où plusieurs de ses livres ont été traduits, parmi lesquels les ouvrages majeurs que sont L'Éclipse de la mort et Les Sentinelles d'humanité.
L'abolition de l'âme. L'hémorragie de la philosophie
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- Nombre de pages272
- FormatePub
- ISBN978-2-204-14765-1
- EAN9782204147651
- Date de parution23/03/2023
- Protection num.Adobe DRM
- Taille2 Mo
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurLes éditions du Cerf
Résumé
Un événement important dans notre culture est passé quasi inaperçu : le mot " âme " a disparu de notre langage, de notre pensée, de notre quotidien. C'était pourtant le mot le plus décisif de notre civilisation. Quel est le sens de cette disparition ? Que nous dit-elle de l'homme contemporain ? L'" âme " de notre culture peut-elle encore être sauvée ?Où est passé le mot " âme " ? Pourquoi a-t-il été escamoté ? Comment s'est-il évaporé de notre langue, volatilisé de notre culture, évanoui de notre quotidien ? Que signifie sa disparition ? Et que nousdit-elle de l'humanité contemporaine ?Il n'y est pas allé d'une subite révolution.
Il s'est agi d'un lent mais implacable effacement. Celui que Robert Redeker dévoile et démontre ici en refaisant l'histoire de ce mot perdu. Peu à peu, on a doté l'âme, vocable crucial, d'apparents compléments qui ont fini par se révéler decomplets substituts. On lui a préféré l'ego, le moi, le sujet, la conscience puis l'inconscient et, dernièrement même, le cerveau. Ainsi, de Descartes à Derrida, des premiers modernes aux ultimes déconstructionnistes, la spiritualité dévitalisée, le monde désanimé, l'homme désincarné n'ont cessé de croître sur l'âme désertée.
Mais la réalité de l'âme, elle, n'est pas éteinte. Elle s'est seulement absentée de notre pensée. Elle demeure le chiffre secret de la vie vivante et le restera tant qu'il ne sera pas trop tard. Cet essai libre et libérateur nous invite à souverainement la redécouvrir, la retrouver, la sauver.
Il s'est agi d'un lent mais implacable effacement. Celui que Robert Redeker dévoile et démontre ici en refaisant l'histoire de ce mot perdu. Peu à peu, on a doté l'âme, vocable crucial, d'apparents compléments qui ont fini par se révéler decomplets substituts. On lui a préféré l'ego, le moi, le sujet, la conscience puis l'inconscient et, dernièrement même, le cerveau. Ainsi, de Descartes à Derrida, des premiers modernes aux ultimes déconstructionnistes, la spiritualité dévitalisée, le monde désanimé, l'homme désincarné n'ont cessé de croître sur l'âme désertée.
Mais la réalité de l'âme, elle, n'est pas éteinte. Elle s'est seulement absentée de notre pensée. Elle demeure le chiffre secret de la vie vivante et le restera tant qu'il ne sera pas trop tard. Cet essai libre et libérateur nous invite à souverainement la redécouvrir, la retrouver, la sauver.

















