Joy Majdalani, née à Beyrouth en 1992, est l'autrice de deux romans chez Grasset, Le goût des garçons (2022, prix Le Vaudeville) et Jessica seule dans une chambre (2024).
Jimmy Freeman
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- Nombre de pages128
- FormatePub
- ISBN978-2-246-84115-9
- EAN9782246841159
- Date de parution23/04/2025
- Copier CollerNon Autorisé
- Protection num.Adobe & CARE
- Taille276 Ko
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurGrasset
Résumé
La collection « Un seul art », créée par Charles Dantzig, est publiée en coédition avec le Centre Pompidou. Durant les cinq ans de fermeture du Centre pour travaux, dix ouvres appartenant aux collections du musée continueront à vivre autrement, sous la plume d'un écrivain. Chacun s'en voit confier une pour en tirer, en écho, en miroir, en communion, une ouvre littéraire. Il n'existe pas de différence fondamentale entre les arts.
Tous ne sont que des manières diverses d'abord au sensible et au caché. Cet essai a pour point de départ une ouvre de 1981 réalisée par le célèbre photographe américain Robert Mapplethorpe. On y voit Jimmy Freeman, nu, le sexe en évidence, prostré dans un geste de soumission ou de dévotion. Son visage n'apparaît pas, il est transformé un objet esthétique, sinon sexuel. Jimmy Freeman fait partie des hommes noirs, beaux et musclés que Robert Mapplethorpe met en scène dans des compositions d'une perfection formelle saisissante, empruntant aux canons de l'art classique.
Avec cette photographie, il n'en est pas à sa première provocation : il avait déjà secoué le milieu de l'art new-yorkais avec ses représentations de pratiques sadomasochistes homosexuelles. S'appuyant sur l'ouvre subversive de l'artiste américain, Joy Majdalani examine son propre rapport à la transgression, comme elle l'avait déjà abordé dans son roman Le Goût des garçons : est-ce son éducation religieuse et conservatrice qui la pousse à écrire des textes crus ? Est-il transgressif de soumettre le corps masculin au regard d'un sujet désirant ? L'essai intime d'une jeune autrice qui se confronte aux limites de la littérature dans le monde contemporain : que peut-on risquer au nom de l'art ? Le bien et le mal y ont-il une place ? Le beau offre-t-il encore la possibilité d'une rédemption ?
Tous ne sont que des manières diverses d'abord au sensible et au caché. Cet essai a pour point de départ une ouvre de 1981 réalisée par le célèbre photographe américain Robert Mapplethorpe. On y voit Jimmy Freeman, nu, le sexe en évidence, prostré dans un geste de soumission ou de dévotion. Son visage n'apparaît pas, il est transformé un objet esthétique, sinon sexuel. Jimmy Freeman fait partie des hommes noirs, beaux et musclés que Robert Mapplethorpe met en scène dans des compositions d'une perfection formelle saisissante, empruntant aux canons de l'art classique.
Avec cette photographie, il n'en est pas à sa première provocation : il avait déjà secoué le milieu de l'art new-yorkais avec ses représentations de pratiques sadomasochistes homosexuelles. S'appuyant sur l'ouvre subversive de l'artiste américain, Joy Majdalani examine son propre rapport à la transgression, comme elle l'avait déjà abordé dans son roman Le Goût des garçons : est-ce son éducation religieuse et conservatrice qui la pousse à écrire des textes crus ? Est-il transgressif de soumettre le corps masculin au regard d'un sujet désirant ? L'essai intime d'une jeune autrice qui se confronte aux limites de la littérature dans le monde contemporain : que peut-on risquer au nom de l'art ? Le bien et le mal y ont-il une place ? Le beau offre-t-il encore la possibilité d'une rédemption ?











