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Je vous salis ma rue. Clinique de la désocialisation
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- Nombre de pages192
- FormatePub
- ISBN978-2-234-06661-8
- EAN9782234066618
- Date de parution07/03/2007
- Copier CollerNon Autorisé
- Protection num.Adobe & CARE
- Taille185 Ko
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurStock
Résumé
Depuis dix ans, le Dr Sylvie Quesemand Zucca partage ses activités entre son cabinet de psychiatre psychanalyste et l'équipe mobile Souffrance et précarité de l'hôpital Esquirol, qui intervient en liaison avec le Samu social de Paris auprès de SDF dans la rue ou les centres d'hébergement. Dix ans de « grand écart entre deux univers », mais aussi de va-et-vient entre deux expériences et deux pratiques qui se sont enrichies l'une l'autre.
Au cours de ces années, le monde de la rue s'est agrandi, complexifié, étendu, peuplé de nouveaux individus : des femmes, de plus en plus nombreuses, des jeunes errants avec leurs chiens ou leurs rats, des étrangers sans papiers, des personnes âgées égarées. Un monde avec ses niches, ses « sites », ses rites et ses routines, mais où la souffrance, la violence et l'alcool sont omniprésents. Sylvie Quesemand Zucca analyse les effets, sur la durée, de la vie sans abri sur les individus : la perte des repères fondamentaux que sont l'espace, le temps, le langage, le rapport à l'altérité et donc à l'échange.
Elle montre, sans pathos, comment l'inutilité sociale, la honte, la relégation produisent une lente déshumanisation. Attentif et inquiet, son témoignage nous rappelle que les bords extrêmes de notre société révèlent une part centrale de sa réalité.
Au cours de ces années, le monde de la rue s'est agrandi, complexifié, étendu, peuplé de nouveaux individus : des femmes, de plus en plus nombreuses, des jeunes errants avec leurs chiens ou leurs rats, des étrangers sans papiers, des personnes âgées égarées. Un monde avec ses niches, ses « sites », ses rites et ses routines, mais où la souffrance, la violence et l'alcool sont omniprésents. Sylvie Quesemand Zucca analyse les effets, sur la durée, de la vie sans abri sur les individus : la perte des repères fondamentaux que sont l'espace, le temps, le langage, le rapport à l'altérité et donc à l'échange.
Elle montre, sans pathos, comment l'inutilité sociale, la honte, la relégation produisent une lente déshumanisation. Attentif et inquiet, son témoignage nous rappelle que les bords extrêmes de notre société révèlent une part centrale de sa réalité.



