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Je ne suis pas encore morte

Par : Lacy M. Johnson
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  • FormatePub
  • ISBN978-2-35584-847-6
  • EAN9782355848476
  • Date de parution22/04/2021
  • Copier Coller02 page(s) autorisée(s)
  • Protection num.Digital Watermarking
  • Taille3 Mo
  • Infos supplémentairesepub
  • ÉditeurSonatine
  • TraducteurHéloïse Esquié

Résumé

Un cri de douleur. De révolte et de rage. Un uppercut. Comment décrire l'inconcevable ? Kidnappée, violée et menacée de mort, Lacy M. Johnson nous raconte comment elle a échappé à son bourreau. Qui n'est autre que son ex-compagnon, un homme violent et manipulateur, dont l'emprise, comme un étau, s'est peu à peu refermée sur sa vie. Témoignage porté par une poésie brute et une énergie hors du commun, récit d'une reconstruction impossible : ce livre est un chef-d'oeuvre nécessaire et brûlant d'actualité.

Avis des lecteurs
Commentaires laissés par nos lecteurs

5/5
sur 1 note dont 1 avis lecteur
“ L'histoire d'une survivante. ”
Qu’il est délicat de chroniquer une telle lecture. Parce qu’il ne s’agit pas d’une fiction, mais bien de l’histoire de Lacy M. Johnson. Chaque lecteur percevra et vivra donc cette lecture en fonction de son vécu personnel, et, également, de son état d’esprit à l’instant T. Un récit romancé, sans romance, sans nuance, sans fioriture. Juste son histoire. Les faits tels qu’ils se sont déroulés. Un écrit à l’état brut. La poésie du texte est précisément dans l’absence totale d’intention d’enjoliver ou, au contraire, de noircir les faits. Elle se raconte, elle nous raconte, sans chercher à avoir notre aval, ni, surtout, notre pitié. Ça s’est passé. Elle l’a vécu. Elle le dit, sans essayer d’amoindrir le choc ou d’appuyer sur le rendu. Ses mots à elle, posés sur ses douleurs propres. Ses mots sur ses maux... Exercice cathartique ? Peut-être. Le meilleur moyen de sortir de l’enfer n’est-il pas d’en ouvrir les portes en grand ? L’offrir à tous, pour s’en libérer soi-même. Mais sans jamais se victimiser. Attention, victime, elle l’a été, le sera toujours un peu, par conséquent. Mais de pitié ou de compassion, elle n’en réclame aucune. D’où, peut-être, ce langage presque brutal, ces énoncés parfois cliniques. Il est difficile de mettre de la distance avec nos douleurs, les raconter c’est déjà beaucoup. Si en plus il faut les triturer dans tous les sens pour qu’elles soient moins effrayantes, elles n’en sortiraient que plus lancinantes encore. Montrer l’hématome, mais sans appuyer dessus. Raconter la blessure, c’est toujours la revivre un peu. Mais parfois ça peut aussi aider à en calmer la brûlure. Je ne suis pas encore morte est le récit d’une souffrance physique et psychologique intense, infligée par l’autre. Comme trop de victimes en subissent chaque jour. Alors il est nécessaire d’en parler, pour les expurger, pour les faire connaître, pour alerter sur leur existence. Tout mettre en mots pour toutes celles qui ne le peuvent pas. Ou qui ne le peuvent plus... Lire ce livre c’est comme écouter l’auteure. C’est se placer face à elle, prendre ses douleurs et ses cicatrices comme elles viennent. L’écouter elle, pour les entendre toutes. Parce qu’il le faut.