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Islam, réforme et colonisation. Une histoire de l'ibadisme en Algérie (1882-1962)
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- Nombre de pages400
- FormatMulti-format
- ISBN979-10-351-0681-2
- EAN9791035106812
- Date de parution28/06/2022
- Protection num.pas de protection
- Infos supplémentairesMulti-Format
- ÉditeurEditions de la Sorbonne
Résumé
Comment écrire une histoire des temps coloniaux à partir de points de vue d'Algériens ? Quels rapports établir entre la colonisation et le réformisme musulman, problème majeur de l'histoire contemporaine de l'islam ? C'est à ces deux questions, aussi centrales qu'irrésolues, que s'attaque cette étude sur l'ibadisme aux XIXe et XXe siècles. Ce livre retrace la trajectoire de la minorité des musulmans berbères et ibadites du Mzab depuis l'occupation de cette région du nord du Sahara par la France, en 1882, jusqu'à l'indépendance de l'Algérie, en 1962.
Il montre la manière dont, face à la domination coloniale, des savants musulmans - les oulémas - s'emparent de l'idée de réforme en islam, pour en faire une arme de conquête du leadership et de reconfiguration de la religion et de la société locales. Par-delà le face-à-face entre la France et l'Algérie, circuler entre Le Caire, Tunis, Alger et le Mzab permet à ces lettrés de trouver de nouveaux modèles politiques, d'opérer de fortes ruptures culturelles et de s'adapter à d'importants changements socio-économiques.
Trois générations successives d'oulémas repensent l'ibadisme comme foi et comme pratique et, surtout, redéfinissent les contours de leur communauté face à l'occupation étrangère, tout en lui ménageant une place dans la nation algérienne en construction. Très minoritaires (1 % à peine de la population), les ibadites se révèlent un observatoire unique des bouleversements vécus par les Algériens à la période coloniale.
Au terme d'un patient travail de terrain et en archives (de langues arabe et française), Augustin Jomier renouvelle la question du réformisme musulman, révélant l'existence de sa variante ibadite et, plus largement, la métamorphose coloniale de l'islam. Il montre surtout qu'écrire l'histoire de l'Algérie en observant l'évolution des institutions sociales et culturelles antérieures à la colonisation permet de restituer la capacité d'action des colonisés, leurs manières de donner sens aux cadres coloniaux et de se réinventer dans ce contexte.
Il montre la manière dont, face à la domination coloniale, des savants musulmans - les oulémas - s'emparent de l'idée de réforme en islam, pour en faire une arme de conquête du leadership et de reconfiguration de la religion et de la société locales. Par-delà le face-à-face entre la France et l'Algérie, circuler entre Le Caire, Tunis, Alger et le Mzab permet à ces lettrés de trouver de nouveaux modèles politiques, d'opérer de fortes ruptures culturelles et de s'adapter à d'importants changements socio-économiques.
Trois générations successives d'oulémas repensent l'ibadisme comme foi et comme pratique et, surtout, redéfinissent les contours de leur communauté face à l'occupation étrangère, tout en lui ménageant une place dans la nation algérienne en construction. Très minoritaires (1 % à peine de la population), les ibadites se révèlent un observatoire unique des bouleversements vécus par les Algériens à la période coloniale.
Au terme d'un patient travail de terrain et en archives (de langues arabe et française), Augustin Jomier renouvelle la question du réformisme musulman, révélant l'existence de sa variante ibadite et, plus largement, la métamorphose coloniale de l'islam. Il montre surtout qu'écrire l'histoire de l'Algérie en observant l'évolution des institutions sociales et culturelles antérieures à la colonisation permet de restituer la capacité d'action des colonisés, leurs manières de donner sens aux cadres coloniaux et de se réinventer dans ce contexte.






