Une poétique qui s'établit de part et d'autre d'un refus révolté et
d'une aspiration à subvertir la vie en parole, faute de mieux. Un
souffle poétique incontestable et bien du talent à écrire en vers
libres des notations vives, belles et simples, dont l'enveloppement
produit à la longue un effet de Tresse, d'écheveau, de Tapisserie
remarquable. Et quand parfois le sens se perd, la forme est là,
magnifique, souveraine, pour rappeler à l'esprit que le poème est
d'abord un rapport de sons et d'harmonie.
Et quels bonheurs
d'écriture, quelquefois, vous ravisent le regard et l'oreille :
substantifs prédicatifs, lyrisme retenu, licences heureuses et
expressives, exploitation magistrale du pointillé, du blanc, du degré
zéro de ponctuation qui font de la lecture de ce recueil un plaisir
renouvelé ! C'est beau ! Voici peut-être le dernier des nombreux
inédits de Sony Labou Tansi. Resté inédit pendant près de quarante
ans, ce recueil de poèmes était jusqu'ici « totalement inconnu au
bataillon, puisque même le titre n'est jamais mentionné dans la
correspondance » de l'auteur.
Une poétique qui s'établit de part et d'autre d'un refus révolté et
d'une aspiration à subvertir la vie en parole, faute de mieux. Un
souffle poétique incontestable et bien du talent à écrire en vers
libres des notations vives, belles et simples, dont l'enveloppement
produit à la longue un effet de Tresse, d'écheveau, de Tapisserie
remarquable. Et quand parfois le sens se perd, la forme est là,
magnifique, souveraine, pour rappeler à l'esprit que le poème est
d'abord un rapport de sons et d'harmonie.
Et quels bonheurs
d'écriture, quelquefois, vous ravisent le regard et l'oreille :
substantifs prédicatifs, lyrisme retenu, licences heureuses et
expressives, exploitation magistrale du pointillé, du blanc, du degré
zéro de ponctuation qui font de la lecture de ce recueil un plaisir
renouvelé ! C'est beau ! Voici peut-être le dernier des nombreux
inédits de Sony Labou Tansi. Resté inédit pendant près de quarante
ans, ce recueil de poèmes était jusqu'ici « totalement inconnu au
bataillon, puisque même le titre n'est jamais mentionné dans la
correspondance » de l'auteur.