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Histoire de la langue et de la littérature française (Tome 2)
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- Nombre de pages280
- FormatePub
- ISBN978-2-36659-611-3
- EAN9782366596113
- Date de parution16/04/2018
- Protection num.Adobe DRM
- Taille2 Mo
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurLE MONO (EDITIONS)
Résumé
Quelle est l'origine de la langue française ? À quelle époque naquit en France la littérature ? Est-elle aussi ancienne que la langue ? Quelle est l'histoire des premières ouvres de la littérature français ? Voici le deuxième volume de l'histoire générale de la littérature et de la langue française conçue sur une grande échelle pour répondre à ces questions. C'est au commencement du XVIe siècle, lit-on dans le premier volume, que le problème de l'origine de notre langue fut pour la première fois posé et sérieusement débattu.
À cette époque, plus heureuse pour son avenir qu'aucune de celles qui avaient précédé, notre « vulgaire » sortait avec éclat de la condition inférieure où il avait été laissé : les rois l'imposaient à leurs cours et tribunaux comme langue officielle; des poètes rêvaient de l'illustrer à l'égal des langues classiques, et de ressusciter en lui et par lui les grands genres littéraires ; des savants et des théologiens lui ouvraient des matières nouvelles, des discussions si hautes, que seul le latin avait semblé jusque-là pouvoir en exprimer la finesse et en porter la gravité.
Il devenait inévitable qu'on voulût savoir quelque chose du passé de ce nouveau parvenu. « Langue et littérature sont deux choses séparées et distinctes. Un peuple ne saurait se passer de langue ; mais il peut fort bien exister sans littérature ; et tous les peuples commencent même par s'en passer. Les Romains ont été puissants et redoutés avant d'avoir seulement l'idée de la littérature. Tant que les hommes parlent, ou même écrivent, seulement pour communiquer leurs idées et se faire entendre, leur langue n'a rien, pour cela, de littéraire.
Dès qu'ils désirent plaire et toucher, non seulement par les choses qu'ils disent, mais par la manière dont ils les disent, dès qu'un sentiment d'art, si simple qu'il soit, se mêle à la parole et à l'écriture, la littérature existe. » (Louis Petit de Julleville)
À cette époque, plus heureuse pour son avenir qu'aucune de celles qui avaient précédé, notre « vulgaire » sortait avec éclat de la condition inférieure où il avait été laissé : les rois l'imposaient à leurs cours et tribunaux comme langue officielle; des poètes rêvaient de l'illustrer à l'égal des langues classiques, et de ressusciter en lui et par lui les grands genres littéraires ; des savants et des théologiens lui ouvraient des matières nouvelles, des discussions si hautes, que seul le latin avait semblé jusque-là pouvoir en exprimer la finesse et en porter la gravité.
Il devenait inévitable qu'on voulût savoir quelque chose du passé de ce nouveau parvenu. « Langue et littérature sont deux choses séparées et distinctes. Un peuple ne saurait se passer de langue ; mais il peut fort bien exister sans littérature ; et tous les peuples commencent même par s'en passer. Les Romains ont été puissants et redoutés avant d'avoir seulement l'idée de la littérature. Tant que les hommes parlent, ou même écrivent, seulement pour communiquer leurs idées et se faire entendre, leur langue n'a rien, pour cela, de littéraire.
Dès qu'ils désirent plaire et toucher, non seulement par les choses qu'ils disent, mais par la manière dont ils les disent, dès qu'un sentiment d'art, si simple qu'il soit, se mêle à la parole et à l'écriture, la littérature existe. » (Louis Petit de Julleville)




