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Heidegger avec Lacan. Face au monde moderne
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- Nombre de pages232
- FormatPDF
- ISBN978-2-14-034714-6
- EAN9782140347146
- Date de parution22/05/2023
- Protection num.Digital Watermarking
- Taille1 Mo
- Infos supplémentairespdf
- ÉditeurL'Harmattan
Résumé
La démarche de Heidegger complétée par celle de Lacan, permet de regagner ce qu'il y a de plus profond en l'homme, véhiculé par l'ordre symbolique inconscient : l'ouverture à « l'éclaircie de l'être », laquelle est le monde. Or, c'est sur une telle base que pourra être élucidé le sens de la civilisation planétaire dans laquelle nous entrons. La mondialisation s'inscrit en effet dans la longue durée et doit être comprise comme l'accomplissement de l'histoire humaine en une civilisation planétaire technoscientifique, qui sera certainement dirigée par un État universel.
Il ne s'agira pas seulement de l'interconnexion des humains à l'échelle planétaire, mais de la prétention à la fermeture sur soi de l'univers humain englobant le monde. Ce n'est plus l'homme qui habitera un monde déjà là, mais c'est au contraire le monde qui, réduit à la calculabilité, à la disponibilité et de plus en plus à un ensemble d'artefacts et d'univers de simulation, appartiendra désormais - mais évidemment de manière illusoire - à l'homme planétaire.
Cette civilisation apparaît ainsi comme un déni de l'ouverture originelle de l'homme en sa finitude au monde englobant, donc comme « oubli de l'être » en termes heideggériens et comme « forclusion de la castration » et destruction de l'ordre symbolique en termes lacaniens. La question est alors de savoir comment il sera possible de lui faire face et de retrouver une « habitation poétique » du monde.
Il ne s'agira pas seulement de l'interconnexion des humains à l'échelle planétaire, mais de la prétention à la fermeture sur soi de l'univers humain englobant le monde. Ce n'est plus l'homme qui habitera un monde déjà là, mais c'est au contraire le monde qui, réduit à la calculabilité, à la disponibilité et de plus en plus à un ensemble d'artefacts et d'univers de simulation, appartiendra désormais - mais évidemment de manière illusoire - à l'homme planétaire.
Cette civilisation apparaît ainsi comme un déni de l'ouverture originelle de l'homme en sa finitude au monde englobant, donc comme « oubli de l'être » en termes heideggériens et comme « forclusion de la castration » et destruction de l'ordre symbolique en termes lacaniens. La question est alors de savoir comment il sera possible de lui faire face et de retrouver une « habitation poétique » du monde.















