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Halluciner. Histoire et philosophie de la perception "sans objet"
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- FormatePub
- ISBN978-2-490350-70-4
- EAN9782490350704
- Date de parution27/02/2025
- Protection num.Digital Watermarking
- Taille768 Ko
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurLes Éditions d'Ithaque
Résumé
L'hallucination est un des mystères les plus fascinants de la vie des sens : comment peut-on percevoir quelque chose là où il n'y a rien ? Une interrogation surgit aussitôt : et si l'hallucination révélait, négativement et paradoxalement, la nature cachée de la perception ? Et si, paradoxe ultime, la perception n'était qu'une hallucination qui « réussit » ?
Mathieu Frèrejouan poursuit ici une double enquête.
Il raconte tout d'abord comment le terme d'hallucination, depuis le 18e siècle, a changé de sens et de valeur, entre médecine de l'oil, du cerveau et de l'esprit. Car, à côté des hallucinations effrayantes du grand alcoolique poursuivi par des rats, ou celles du psychotique qui entend ses « voix », il y a l'immense foule des bizarreries auxquelles l'halluciné ne croit pas, ou pas autant, bien qu'il les perçoive : « mouches volantes » de l'ophtalmologue, visions sous mescaline, apparitions « lilliputiennes », etc.
Or cette histoire apporte un matériau original à un débat qui fait rage en philosophie : comment distinguer une hallucination d'une perception ? Ce débat a connu des développements décisifs dans la « philosophie du langage ordinaire » (avec Austin). Savons-nous bien, en effet, ce que nous voulons dire quand nous parlons de « voir », ou du « réel », ou de l'illusoire, du familier et de l'étrange ? Peut-on invoquer des cas pathologiques pour éclairer des situations banales ? Et, pour halluciner au sens strict, ne faut-il pas aussi délirer ?
Il raconte tout d'abord comment le terme d'hallucination, depuis le 18e siècle, a changé de sens et de valeur, entre médecine de l'oil, du cerveau et de l'esprit. Car, à côté des hallucinations effrayantes du grand alcoolique poursuivi par des rats, ou celles du psychotique qui entend ses « voix », il y a l'immense foule des bizarreries auxquelles l'halluciné ne croit pas, ou pas autant, bien qu'il les perçoive : « mouches volantes » de l'ophtalmologue, visions sous mescaline, apparitions « lilliputiennes », etc.
Or cette histoire apporte un matériau original à un débat qui fait rage en philosophie : comment distinguer une hallucination d'une perception ? Ce débat a connu des développements décisifs dans la « philosophie du langage ordinaire » (avec Austin). Savons-nous bien, en effet, ce que nous voulons dire quand nous parlons de « voir », ou du « réel », ou de l'illusoire, du familier et de l'étrange ? Peut-on invoquer des cas pathologiques pour éclairer des situations banales ? Et, pour halluciner au sens strict, ne faut-il pas aussi délirer ?




