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Grotius et la doctrine de la guerre juste
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- FormatMulti-format
- ISBN978-2-940503-18-6
- EAN9782940503186
- Date de parution22/06/2014
- Protection num.pas de protection
- Infos supplémentairesMulti-Format
- ÉditeurGraduate Institute Publications
Résumé
La place de Grotius dans l'histoire du droit international demeure controversée : pour d'aucuns, le juriste de Delft reste le « père du droit des gens », pour d'autres, son De iure belli ac pacis (1625) se borne à donner une forme définitive aux travaux de ses devanciers, ceux-ci étant donc les vrais fondateurs de la science moderne du droit international. Les uns et les autres ne perçoivent l'humaniste néerlandais qu'en fonction de cette discipline juridique actuelle.
Dépassant ce débat, Peter Haggenmacher montre au contraire que ni Grotius ni ses devanciers ne pensaient en fonction de cette discipline encore inexistante de leur temps ; et que leur cadre de référence est en réalité le droit de la guerre, conçu non pas comme un secteur du droit international, mais comme un corps doctrinal indépendant. A son avis le droit de la guerre constituait à l'époque de Grotius une branche bien individualisée de la pensée juridique, aboutissement d'une réflexion de plus en plus étendue et cohérente sur le problème de la guerre juste par les théologiens et les juristes au moyen âge et au début des temps modernes.
C'est dans le prolongement de cette doctrine scolastique et humaniste de la guerre, dont il décrit les principaux aspects, qu'il situe l'ouvre grotienne, en réappréciant du même coup la pensée internationaliste de son auteur et sa signification pour la genèse du droit des gens en tant que système juridique autonome. L'ouvrage d'origine a été publié avec l'aide du Fonds national suisse de la recherche scientifique.
Il a également bénéficié d'un subside de la part de la Société académique de l'Université de Genève. Il a été couronné du Prix Paul Guggenheim en 1981.
Dépassant ce débat, Peter Haggenmacher montre au contraire que ni Grotius ni ses devanciers ne pensaient en fonction de cette discipline encore inexistante de leur temps ; et que leur cadre de référence est en réalité le droit de la guerre, conçu non pas comme un secteur du droit international, mais comme un corps doctrinal indépendant. A son avis le droit de la guerre constituait à l'époque de Grotius une branche bien individualisée de la pensée juridique, aboutissement d'une réflexion de plus en plus étendue et cohérente sur le problème de la guerre juste par les théologiens et les juristes au moyen âge et au début des temps modernes.
C'est dans le prolongement de cette doctrine scolastique et humaniste de la guerre, dont il décrit les principaux aspects, qu'il situe l'ouvre grotienne, en réappréciant du même coup la pensée internationaliste de son auteur et sa signification pour la genèse du droit des gens en tant que système juridique autonome. L'ouvrage d'origine a été publié avec l'aide du Fonds national suisse de la recherche scientifique.
Il a également bénéficié d'un subside de la part de la Société académique de l'Université de Genève. Il a été couronné du Prix Paul Guggenheim en 1981.





