Le matin du 7 octobre 2023, Gaza a débordé. Le Hamas a taillé une brèche dans la muraille qui le coupait du monde pour attaquer Israël, pour tuer des hommes, des femmes, des enfants, des grands-pères, des grand-mères, des survivants de l'horreur des nazis, vivant jusque-là dans un État créé pour que le peuple juif ne puisse « plus jamais » subir une telle violence. Dans les heures qui ont suivi, l'armée israélienne s'est lancée à l'assaut de Gaza pour y « anéantir » le Hamas.
À présent, les cadavres s'empilent. Les morts se comptent en dizaines de milliers. Et demain, il ne restera plus rien de Gaza comme on l'a connue. Peut-on être nostalgique de ce qui était intenable? Est-ce là un privilège de celui qui peut entrer et sortir? Déjà, étrangement, vivre à Gaza tenait du privilège. Les Israéliens n'y ont pas accès. Les Palestiniens eux-mêmes, sauf s'ils ont grandi sur place, doivent ferrailler pour obtenir les laissez-passer pour y accéder.
Les rares étrangers qui ont le droit d'y entrer sont les journalistes, les travailleurs humanitaires et de très rares diplomates. La question de la prison se joue peut-être là, d'ailleurs. Guillaume Lavallée nous emmène avec lui au cour de Gaza - la Gaza d'avant ces images d'hommes extirpant des enfants des gravats sous les sanglots de leurs mères -, au cour de cette enclave qui multiplie les guerres, les subit, de surcroît depuis que l'étau du blocus s'est resserré sur elle.
Dans ces entre-guerres, il n'y a jamais eu de temps de paix. Seule une vie en sursis. Un quotidien bringuebalant, prodigieusement humain mais toujours chevillé à un conflit devenu la mère nourricière des enfants grandissants. Ces enfants qui rêvaient de sauter, de bondir, de jaillir, par-dessus les murs comme Spider-Man.
Le matin du 7 octobre 2023, Gaza a débordé. Le Hamas a taillé une brèche dans la muraille qui le coupait du monde pour attaquer Israël, pour tuer des hommes, des femmes, des enfants, des grands-pères, des grand-mères, des survivants de l'horreur des nazis, vivant jusque-là dans un État créé pour que le peuple juif ne puisse « plus jamais » subir une telle violence. Dans les heures qui ont suivi, l'armée israélienne s'est lancée à l'assaut de Gaza pour y « anéantir » le Hamas.
À présent, les cadavres s'empilent. Les morts se comptent en dizaines de milliers. Et demain, il ne restera plus rien de Gaza comme on l'a connue. Peut-on être nostalgique de ce qui était intenable? Est-ce là un privilège de celui qui peut entrer et sortir? Déjà, étrangement, vivre à Gaza tenait du privilège. Les Israéliens n'y ont pas accès. Les Palestiniens eux-mêmes, sauf s'ils ont grandi sur place, doivent ferrailler pour obtenir les laissez-passer pour y accéder.
Les rares étrangers qui ont le droit d'y entrer sont les journalistes, les travailleurs humanitaires et de très rares diplomates. La question de la prison se joue peut-être là, d'ailleurs. Guillaume Lavallée nous emmène avec lui au cour de Gaza - la Gaza d'avant ces images d'hommes extirpant des enfants des gravats sous les sanglots de leurs mères -, au cour de cette enclave qui multiplie les guerres, les subit, de surcroît depuis que l'étau du blocus s'est resserré sur elle.
Dans ces entre-guerres, il n'y a jamais eu de temps de paix. Seule une vie en sursis. Un quotidien bringuebalant, prodigieusement humain mais toujours chevillé à un conflit devenu la mère nourricière des enfants grandissants. Ces enfants qui rêvaient de sauter, de bondir, de jaillir, par-dessus les murs comme Spider-Man.