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Fractures au P.C.F.. Des Communistes parlent
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- Nombre de pages294
- FormatePub
- ISBN2-307-19105-4
- EAN9782307191056
- Date de parution01/01/1980
- Protection num.Digital Watermarking
- Taille3 Mo
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurFeniXX réédition numérique (Édis...
Résumé
Mars 1978 : échec de la Gauche unie. Un espoir - longuement mûri - s'effondre. C'est la stupeur, et une amère déception pour des millions de Français. Des rangs du PCF, s'expriment des interrogations puis, après le rapport autosatisfait de Georges Marchais au Comité central, en avril, une cellule de province, unanime, lance un texte intitulé « Une régression », que l'Humanité refuse de publier. Ce texte contestant l'analyse officielle de l'échec de la Gauche, rencontre un grand écho dans le Parti, et devient une pétition nationale.
Après la publication - dans le Monde - des 300 premières signatures, elle en rassemble rapidement plus de 1500, souvent accompagnées de lettres révoltées ou désabusées, toujours infiniment tristes, où se lisent le désarroi, la stupeur, ou le doute de centaines de Communistes de tous âges, et de toutes professions : le malaise est loin d'être restreint à « une poignée d'intellectuels assis derrière leurs bureaux »...
Contre les signataires, se déchaîne une campagne parfaitement stalinienne, qui s'attaque plus précisément - et nominalement - au secrétaire de la cellule Jacques-Duclos, Michel Barak, membre du PCF depuis 1946. Pour comprendre comment les Communistes ont pu en arriver là, il faut connaître les rouages et le fonctionnement du Parti à la base. Michel Barak en dévoile quelques aspects, pour la plus grande édification du lecteur non initié.
Rappelant les principaux épisodes d'une période qui a marqué les Communistes et l'ensemble du « peuple de Gauche », et à travers l'analyse de cette initiative de base que fut la « pétition des 300 », Michel Barak met en évidence les ressorts institutionnels et humains qui assurent au Parti sa cohésion et sa force, en même temps que sa stérilité : un groupe dirigeant tout-puissant dévoie, à son profit, le centralisme démocratique, pendant que l'attachement profond des militants à la « famille » communiste, fonde le consensus indispensable au libre jeu de cette direction.
Dans un parti où l'amnésie renouvelée est une condition de la poursuite d'un fonctionnement stalinien, cette chronique ordinaire d'une organisation de base, est aussi la parole retrouvée de l'auteur, et des centaines de Communistes qui osent enfin, au sein de la crise profonde qui se prolonge dans le PCF, se poser des questions - et les posent publiquement. Mais sans doute y va-t-il de l'avenir du Parti tout entier : si la régression sectaire du Parti se maintient, en même temps que les actuels mécanismes bureaucratiques et l'alignement sur Moscou, le PCF ne risque-t-il pas d'engager de lui-même, au détriment de toute la Gauche française, un irrémédiable processus de déclin ?
Après la publication - dans le Monde - des 300 premières signatures, elle en rassemble rapidement plus de 1500, souvent accompagnées de lettres révoltées ou désabusées, toujours infiniment tristes, où se lisent le désarroi, la stupeur, ou le doute de centaines de Communistes de tous âges, et de toutes professions : le malaise est loin d'être restreint à « une poignée d'intellectuels assis derrière leurs bureaux »...
Contre les signataires, se déchaîne une campagne parfaitement stalinienne, qui s'attaque plus précisément - et nominalement - au secrétaire de la cellule Jacques-Duclos, Michel Barak, membre du PCF depuis 1946. Pour comprendre comment les Communistes ont pu en arriver là, il faut connaître les rouages et le fonctionnement du Parti à la base. Michel Barak en dévoile quelques aspects, pour la plus grande édification du lecteur non initié.
Rappelant les principaux épisodes d'une période qui a marqué les Communistes et l'ensemble du « peuple de Gauche », et à travers l'analyse de cette initiative de base que fut la « pétition des 300 », Michel Barak met en évidence les ressorts institutionnels et humains qui assurent au Parti sa cohésion et sa force, en même temps que sa stérilité : un groupe dirigeant tout-puissant dévoie, à son profit, le centralisme démocratique, pendant que l'attachement profond des militants à la « famille » communiste, fonde le consensus indispensable au libre jeu de cette direction.
Dans un parti où l'amnésie renouvelée est une condition de la poursuite d'un fonctionnement stalinien, cette chronique ordinaire d'une organisation de base, est aussi la parole retrouvée de l'auteur, et des centaines de Communistes qui osent enfin, au sein de la crise profonde qui se prolonge dans le PCF, se poser des questions - et les posent publiquement. Mais sans doute y va-t-il de l'avenir du Parti tout entier : si la régression sectaire du Parti se maintient, en même temps que les actuels mécanismes bureaucratiques et l'alignement sur Moscou, le PCF ne risque-t-il pas d'engager de lui-même, au détriment de toute la Gauche française, un irrémédiable processus de déclin ?





