François Hartog est directeur d'études à l'EHESS. Il a notamment écrit Le Miroir d'Hérodote et Régimes d'historicité. Son dernier essai, Croire en l'histoire, est paru en même temps que La Chambre de veille chez Flammarion.
Evidence de l'histoire. Ce que voient les historiens
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- Nombre de pages288
- FormatMulti-format
- ISBN978-2-7132-2572-7
- EAN9782713225727
- Date de parution02/09/2015
- Protection num.NC
- Infos supplémentairesMulti-Format
- ÉditeurÉditions de l’École des hautes é...
Résumé
L'histoire semble aller de soi. Pourtant, prononcer « l'évidence de l'histoire », c'est aussitôt ouvrir un doute. L'évidence est le fil conducteur de ces pages qui interrogent le statut du récit historique, l'écriture de l'histoire, la figure de l'historien, hier et aujourd'hui, de la Méditerranée antique à la France de la fin du xxe siècle. Depuis Hérodote, l'histoire est devenue une affaire d'ooil et de vision.
Voir et dire, écrire ce qui s'est passé, le réfléchir comme un miroir : tels ont été quelques-uns des problèmes constituant l'ordinaire de l'historien. Les nombreuses reformulations modernes ont poursuivi ce travail sur la frontière du visible et de l'invisible. Parvenir à la vue réelle des choses, en voyant plus loin et plus profond. Mais, avec la fin du xxe siècle et la domination du présent, cette forte évidence de l'histoire s'est trouvée mise en question.
Quel rôle pour l'historien face au « défi narrativiste », à la montée du témoin, à celle du juge, et alors même que mémoire et patrimoine sont devenus des évidences ?
Voir et dire, écrire ce qui s'est passé, le réfléchir comme un miroir : tels ont été quelques-uns des problèmes constituant l'ordinaire de l'historien. Les nombreuses reformulations modernes ont poursuivi ce travail sur la frontière du visible et de l'invisible. Parvenir à la vue réelle des choses, en voyant plus loin et plus profond. Mais, avec la fin du xxe siècle et la domination du présent, cette forte évidence de l'histoire s'est trouvée mise en question.
Quel rôle pour l'historien face au « défi narrativiste », à la montée du témoin, à celle du juge, et alors même que mémoire et patrimoine sont devenus des évidences ?

















