Etre rugby. Jeux du masculin et du féminin

Par : Anne Saouter

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  • FormatMulti-format
  • ISBN978-2-7351-1787-1
  • EAN9782735117871
  • Date de parution01/08/2014
  • Protection num.NC
  • Infos supplémentairesMulti-format incluant PDF avec W...
  • ÉditeurÉditions de la Maison des scienc...

Résumé

Parmi les sports de compétition, le rugby apparaît comme l'un des plus « virils ». Il doit pour une bonne part cette réputation au jeu lui-même - mêlées, plaquages et autres « percussions » plus ou moins violentes -, mais aussi au parfum de scandale qui entoure les « troisièmes mi-temps » d'après match. La rumeur véhicule à leur propos des légendes épiques et picaresques d'excès alimentaires, éthyliques ou sexuels qui semblent également faire partie du jeu.
Le monde du rugby institue ainsi une sociabilité d'hommes qui passe par l'exclusion, volontiers emphatique, des femmes et tout particulièrement des épouses de joueurs, celles que l'on appelle parfois les « veuves du rugby ». Mais les femmes et les valeurs du féminin ne sont-elles pas beaucoup plus présentes qu'il n'y paraît de prime abord ? Grâce à une ethnographie approfondie, Anne Saouter démontre que, à côté du modèle dominant dans lequel les femmes ne peuvent être que des « mamans » ou des « putains », on voit se dessiner d'autres modes de présence du féminin, grâce notamment au personnage encore marginal de la joueuse de rugby.
L'expansion du rugby féminin suffira-t-elle cependant à remettre en cause un édifice symbolique qui, du moins dans le rugby français, correspondait à une véritable initiation masculine ? Initiation qui imposait déjà des jeux ambigus avec la définition des sexes, dont témoigne le soupçon d'homosexualité (plus ou moins « refoulée ») qui pèse sur les joueurs.
Parmi les sports de compétition, le rugby apparaît comme l'un des plus « virils ». Il doit pour une bonne part cette réputation au jeu lui-même - mêlées, plaquages et autres « percussions » plus ou moins violentes -, mais aussi au parfum de scandale qui entoure les « troisièmes mi-temps » d'après match. La rumeur véhicule à leur propos des légendes épiques et picaresques d'excès alimentaires, éthyliques ou sexuels qui semblent également faire partie du jeu.
Le monde du rugby institue ainsi une sociabilité d'hommes qui passe par l'exclusion, volontiers emphatique, des femmes et tout particulièrement des épouses de joueurs, celles que l'on appelle parfois les « veuves du rugby ». Mais les femmes et les valeurs du féminin ne sont-elles pas beaucoup plus présentes qu'il n'y paraît de prime abord ? Grâce à une ethnographie approfondie, Anne Saouter démontre que, à côté du modèle dominant dans lequel les femmes ne peuvent être que des « mamans » ou des « putains », on voit se dessiner d'autres modes de présence du féminin, grâce notamment au personnage encore marginal de la joueuse de rugby.
L'expansion du rugby féminin suffira-t-elle cependant à remettre en cause un édifice symbolique qui, du moins dans le rugby français, correspondait à une véritable initiation masculine ? Initiation qui imposait déjà des jeux ambigus avec la définition des sexes, dont témoigne le soupçon d'homosexualité (plus ou moins « refoulée ») qui pèse sur les joueurs.