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Ethique et mondialité. A propos de l’éthique en ses pays nombreux
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- Nombre de pages254
- FormatePub
- ISBN978-2-336-55657-4
- EAN9782336556574
- Date de parution13/11/2025
- Protection num.Digital Watermarking
- Taille1 Mo
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurL'Harmattan
Résumé
« Nous n'avons aucune idée de la philosophie - de la philosophie dans son commencement grec et de la philosophie tout court - si nous sommes sourds à l'exigence éthique qui sous-tend cette philosophie et rapporte l'une à l'autre la question du sens de l'être et la question de sa vérité ». Nietzsche aimait rappeler que les philosophes de la Grèce se désignaient eux-mêmes les « hommes véridiques ». L'éthique, nous la comprenons comme le savoir, ou l'expérience, de celui que Hölderlin, le poète, depuis son Allemagne, appelait l'homme vrai : « Tu trouveras parmi eux (les Allemands), écrit Hypérion à son ami Bellarmin, dans le roman épistolaire Hypérion ou l'Ermite de Grèce, des ouvriers, des penseurs, des prêtres, des maîtres et des serviteurs, des jeunes gens et des adultes certes : mais pas un homme ».
Cette expérience de l'homme vrai, celui que l'on ne trouve pas, selon Hölderlin, dans l'Allemagne de son temps (fin du 18e, préromantique), avait été, autrement, celle des premiers philosophes de la Grèce, d'Anaximandre, d'Empédocle ou de Parménide, et singulièrement de Héraclite, dont chacun peut connaître la parole : « Ethos anthropô daimon » que l'on peut traduire ainsi : le séjour de l'homme est dans la proximité de ses dieux.
L'expérience de l'introuvable homme vrai est, pour nous, l'expérience de ce que nous caractérisons par l'expression de mondialité, laquelle s'entend, ici, décisivement, comme la fin - qui n'en finit pas de finir - de la modernité européenne, la modernité des Lumières et de l'industrie des Lumières. Cette fin est ce moment du temps, qui est encore le nôtre, où il n'en est plus rien quant à l'homme vrai : l'expression elle-même, « l'homme vrai », nous est devenue inintelligible.
Nous voulons lui rendre son intelligibilité.
Cette expérience de l'homme vrai, celui que l'on ne trouve pas, selon Hölderlin, dans l'Allemagne de son temps (fin du 18e, préromantique), avait été, autrement, celle des premiers philosophes de la Grèce, d'Anaximandre, d'Empédocle ou de Parménide, et singulièrement de Héraclite, dont chacun peut connaître la parole : « Ethos anthropô daimon » que l'on peut traduire ainsi : le séjour de l'homme est dans la proximité de ses dieux.
L'expérience de l'introuvable homme vrai est, pour nous, l'expérience de ce que nous caractérisons par l'expression de mondialité, laquelle s'entend, ici, décisivement, comme la fin - qui n'en finit pas de finir - de la modernité européenne, la modernité des Lumières et de l'industrie des Lumières. Cette fin est ce moment du temps, qui est encore le nôtre, où il n'en est plus rien quant à l'homme vrai : l'expression elle-même, « l'homme vrai », nous est devenue inintelligible.
Nous voulons lui rendre son intelligibilité.









