L'époque est pétrie de lieux communs. Leur force est telle que même leur critique est devenue un cliché. Comment en sortir ? Comment vaincre la suprématie du stéréotype ? L'ouvre d'Édouard Levé offre peut-être une réponse à ces questions. Une réponse ambiguë et vague, à la recherche d'une juste distance par rapport aux choses. Mais une telle distance est-elle seulement possible ? N'est-ce pas son impossibilité qui, en fin de compte, a poussé Édouard Levé à quitter ce monde, plutôt que de l'inciter à toujours, vis-à-vis de lui, faire figure de contradiction ?
Esthétique du stéréotype. Essai sur Edouard Levé
Par :Formats :
Disponible dans votre compte client Decitre ou Furet du Nord dès validation de votre commande. Le format ePub est :
- Compatible avec une lecture sur My Vivlio (smartphone, tablette, ordinateur)
- Compatible avec une lecture sur liseuses Vivlio
- Pour les liseuses autres que Vivlio, vous devez utiliser le logiciel Adobe Digital Edition. Non compatible avec la lecture sur les liseuses Kindle, Remarkable et Sony
, qui est-ce ?Notre partenaire de plateforme de lecture numérique où vous retrouverez l'ensemble de vos ebooks gratuitement
Pour en savoir plus sur nos ebooks, consultez notre aide en ligne ici
- Nombre de pages112
- FormatePub
- ISBN978-2-13-074119-0
- EAN9782130741190
- Date de parution27/02/2025
- Protection num.Digital Watermarking
- Taille2 Mo
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurPUF
Résumé
Dès la publication de Le gris (P. O. L, 2007), Nicolas Bouyssi s'est affirmé comme l'un des plus singuliers romanciers de sa génération. Considéré par Raphaëlle Leiris (Les Inrockuptibles) comme un des rares « jeunes écrivains français à vraiment compter », ou bien par Christine Ferniot (Télérama) comme l'écrivain du « combat contre le cliché et le faux-semblant social », il n'a pas cessé, de roman en roman, de poursuivre un sourd travail de subversion des lieux communs chers à l'époque.
Parmi ces lieux communs, ceux véhiculés par l'art contemporain - comme jeu social aussi bien que comme jeu avec la société - ne sont pas les moins importants : ils révèlent les désirs profonds dont l'époque se nourrit. Critique acerbe et ambigu de ceux-ci, l'ouvre littéraire et artistique de Edouard Levé, suicidé le lendemain de la remise du manuscrit de son Suicide, offrait une voie pour éviter les pièges tendus à tous ceux qui, d'une manière naïve, prétendaient les ignorer.
C'est cette voie, faisant d'un certain art de la distance son impératif catégorique, que, dans Esthétique du stéréotype, son premier essai, Nicolas Bouyssi tente de décrire, suivant le fil d'une méditation subtile, puissante et originale sur l'esthétique contemporaine du stéréotype - méditation évoquant aussi bien Witold Gombrowicz que Walter Benjamin, Gilles Deleuze que Pier Paolo Pasolini, Roland Barthes que David Foster Wallace.
Avec un texte inédit d'Édouard Levé.
Parmi ces lieux communs, ceux véhiculés par l'art contemporain - comme jeu social aussi bien que comme jeu avec la société - ne sont pas les moins importants : ils révèlent les désirs profonds dont l'époque se nourrit. Critique acerbe et ambigu de ceux-ci, l'ouvre littéraire et artistique de Edouard Levé, suicidé le lendemain de la remise du manuscrit de son Suicide, offrait une voie pour éviter les pièges tendus à tous ceux qui, d'une manière naïve, prétendaient les ignorer.
C'est cette voie, faisant d'un certain art de la distance son impératif catégorique, que, dans Esthétique du stéréotype, son premier essai, Nicolas Bouyssi tente de décrire, suivant le fil d'une méditation subtile, puissante et originale sur l'esthétique contemporaine du stéréotype - méditation évoquant aussi bien Witold Gombrowicz que Walter Benjamin, Gilles Deleuze que Pier Paolo Pasolini, Roland Barthes que David Foster Wallace.
Avec un texte inédit d'Édouard Levé.





















