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En avant les. (2 lieux, 2 souvenirs, 2 cauchemars, 1 femme)

Par : Armand Dupuy
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  • Nombre de pages57
  • FormatMulti-format
  • ISBN978-2-8145-5261-6
  • EAN9782814552616
  • Date de parution15/09/2009
  • Protection num.pas de protection
  • Infos supplémentairesMulti-Format
  • ÉditeurPublie.net

Résumé

Il est sens pour publie.net de suivre et poursuivre une ouvre en train de se faire, ici celle d'Armand Dupuy, dans cette exigence d'une langue brassée, qui dit jours et lieux, souvenirs et cauchemars, trajets et filles. "Je ne bouge pas, je tombe, je vois tomber ma phrase et le vent, la pluie, les parents disparus." Après son 9'32 Pollock composés en 2 jours, il creuse encore avec en avant les, là aussi écrit dans la fulgurance de quelques jours, 7 pour être précis.
Et pourtant il dit "J'écris lent, toujours", mais c'est-à-dire dans ce peu de langue, ce nu, cette économie de moyens... dans ce taiseux "ainsi le taire s'épuise dans le dire et l'inverse (...) ce qui fait mur et boue claire, dans mon taire, je m'y noie bien profond", mais têtu, indéviable "tout ça, bien sûr, ma phrase et le reste, n'est pas nécessaire, mais je m'entête."Une structure : 8 jours, 2 lieux + trajet, 2 souvenirs, 2 cauchemars, 1 fille, où il y a là comme d'une énergie terrienne, une écriture physique, qui sourde, prégnante, qui est peut-être celle-là même qui fait tant aimer à l'auteur gâcher le béton : "je tournais, c'était ça, vers mon rond, mon béton (...) ma parole répète et mâche."Ecrire comme on marche : "Je parle et c'est la même chose, bien sûr, que d'aller." Et ce travail de langue procède sans doute de cette même énergie, de cette même poussée d'origine.
Et de cette balance entre travaux de corps et travaux d'écriture, s'insère ce travail du corps de l'écriture, "mener de front salive et sang", en témoigne probablement cet incipit de Maurice Blanchard : « On ne saurait dire s'il marche avec ses jambes ou bien avec ses pensées. »Grand gâchage (je veux dire mélange) de mots, de parlers, syntaxe reconstruite, ré-émergeante, infusant poétique : "Je vais dans ma pagaille ou mon charabia, je m'enfonce, laissons."C'est un travail qui se développe, émergé il y a peu à notre connaissance, après long temps à l'abri du jour, "J'avais ma vie, d'abord, je n'avais pas ces mots." Tout cela à relier évidemment aux autres textes d'Armand Dupuy.
Fred Griot