Mon vieux manoir est toujours sous la neige Sur le sommet du mont aérien ; Pauvre isolé, c'est Dieu qui m'y protège ; Hors votre oubli, je n'y redoute rien : Qu'attendez-vous pour rendre à son ivresse Mon cour, flétri, trop longtemps sans espoir, Vous, l'oil voilé d'ineffable tristesse, Qui me disiez : « Je reviendrai vous voir. »Voici déjà le printemps qui s'avance Avec l'encens, la verdure et les fleurs Et cet émoi de secrète souffrance Qui fait rêver et palpiter les coeurs : Imitez-le, car il tient la parole Qu'il me donna quand, partant du manoir Comme un ami dont l'adieu nous désole, Il me disait : « Je reviendrai te voir.
Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Mon vieux manoir est toujours sous la neige Sur le sommet du mont aérien ; Pauvre isolé, c'est Dieu qui m'y protège ; Hors votre oubli, je n'y redoute rien : Qu'attendez-vous pour rendre à son ivresse Mon cour, flétri, trop longtemps sans espoir, Vous, l'oil voilé d'ineffable tristesse, Qui me disiez : « Je reviendrai vous voir. »Voici déjà le printemps qui s'avance Avec l'encens, la verdure et les fleurs Et cet émoi de secrète souffrance Qui fait rêver et palpiter les coeurs : Imitez-le, car il tient la parole Qu'il me donna quand, partant du manoir Comme un ami dont l'adieu nous désole, Il me disait : « Je reviendrai te voir.
Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.