Prix François Billetdoux

Dix versions de Kafka

Par : Maia Hruska

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  • Nombre de pages240
  • FormatePub
  • ISBN978-2-246-83978-1
  • EAN9782246839781
  • Date de parution04/09/2024
  • Copier CollerNon Autorisé
  • Protection num.Adobe & CARE
  • Taille967 Ko
  • Infos supplémentairesepub
  • ÉditeurGrasset

Résumé

Que devient l'ouvre d'un écrivain lorsqu'il est traduit, surtout s'il s'appelle Franz Kafka  ? Au milieu des années 1920, dix écrivains font éclore ses ouvres hors de la langue et du lieu où il les avait conçues, et les sauvent de l'oubli auquel les autorités soviétiques et nazies les avaient condamnées. Pendant plusieurs décennies, Kafka n'existera principalement qu'en traductions, via d'autres voix que la sienne.
Un comble pour cet écrivain devenu aphone avant de mourir de la tuberculose en 1924.  Les premiers traducteurs de Kafka ne le deviennent pas par hasard, mais par nécessité ou amour. Paul Celan et Primo Levi le traduisent à leur retour des camps, respectivement en roumain et en italien. Bruno Schulz le traduit en polonais, avant d'être abattu en pleine rue par un SS  ; Milena Jesenská très amoureusement en tchèque avant d'être déportée  et Jorge Luis Borges en espagnol avant de perdre la vue.
Ses traducteurs russes, contraints à la clandestinité, demeureront anonymes. Son traducteur français, Alexandre Vialatte, décèle en lui une nouvelle forme d'hilarité. Quant au poète Maleykh Ravitsch, il le traduit en yiddish après la guerre pour un lectorat qui a quasiment disparu. Tous ses traducteurs propulsent l'ouvre de Kafka sur la scène du monde en y projetant quelque chose d'eux-mêmes. Chacun peut, à sa façon, s'écrier : « Josef K, c'est moi.
»Dans cet essai érudit mais vivant, Maïa Hruska tire le fil des échevaux littéraires et politiques du vingtième siècle  : analysant la manière dont Kafka est devenu Kafka, elle éclaire subtilement l'Europe d'aujourd'hui à la lumière de celle d'hier.
Que devient l'ouvre d'un écrivain lorsqu'il est traduit, surtout s'il s'appelle Franz Kafka  ? Au milieu des années 1920, dix écrivains font éclore ses ouvres hors de la langue et du lieu où il les avait conçues, et les sauvent de l'oubli auquel les autorités soviétiques et nazies les avaient condamnées. Pendant plusieurs décennies, Kafka n'existera principalement qu'en traductions, via d'autres voix que la sienne.
Un comble pour cet écrivain devenu aphone avant de mourir de la tuberculose en 1924.  Les premiers traducteurs de Kafka ne le deviennent pas par hasard, mais par nécessité ou amour. Paul Celan et Primo Levi le traduisent à leur retour des camps, respectivement en roumain et en italien. Bruno Schulz le traduit en polonais, avant d'être abattu en pleine rue par un SS  ; Milena Jesenská très amoureusement en tchèque avant d'être déportée  et Jorge Luis Borges en espagnol avant de perdre la vue.
Ses traducteurs russes, contraints à la clandestinité, demeureront anonymes. Son traducteur français, Alexandre Vialatte, décèle en lui une nouvelle forme d'hilarité. Quant au poète Maleykh Ravitsch, il le traduit en yiddish après la guerre pour un lectorat qui a quasiment disparu. Tous ses traducteurs propulsent l'ouvre de Kafka sur la scène du monde en y projetant quelque chose d'eux-mêmes. Chacun peut, à sa façon, s'écrier : « Josef K, c'est moi.
»Dans cet essai érudit mais vivant, Maïa Hruska tire le fil des échevaux littéraires et politiques du vingtième siècle  : analysant la manière dont Kafka est devenu Kafka, elle éclaire subtilement l'Europe d'aujourd'hui à la lumière de celle d'hier.